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Retrouvez sur ce blog les activités, communiqués, publications de la section de Saran du Parti Communiste Français. Nous contacter : pcfsaran@wanadoo.fr

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La vérité sur le coût du capital

Quotidiennement, sur l’ensemble des grands médias, nous entendons la droite, le Medef et même certains ministres, réciter la fable libérale sur le soi-disant "coût du travail" (somme des salaires et des cotisations sociales employeurs) qui serait la cause de tous nos problèmes.

C'est vite oublier la réalité, le coût du capital, c'est-à-dire la somme des dividendes que les entreprises versent aux actionnaires et des charges d'intérêts qu'elles payent aux banques sur leurs crédits. Ce coût du capital représente environ le double de leurs cotisations sociales employeurs effectivement versées.

Selon l'Insee, en 2012, les sociétés non financières (autres que banques et assurances) ont dépensé 157,9 milliards d'euros en cotisations sociales et patronales, contre 298,9 milliards d'euros en intérêts et dividendes.

De plus, à quoi servent les milliards d'argent public déversés sans contrôle en crédits d'impôts et autres allègements de cotisations (environ 220 milliards d'euros) si ce n'est à nourrir cet appétit sans fond des actionnaires ?

La part de la valeur ajoutée réservée au travail n'a cessé de diminuer, passant de 72,9% en 1981 à 66,6% en 2012, alors que dans le même temps, la part du capital a été multipliée par 7 passant de 39,1 milliards d'euros à 298,6 milliards. Les seules dividendes, qui pesaient 5% de la valeur ajoutée il y a trente ans, en représentent 22,6% aujourd'hui.

Cette ampleurt révèle un problème majeur : la domination du capital financier sur toute l'économie, sur la vie de tous, du chômeur au cadre, en passant par les précaires, les ouvriers, les enseignants ou les infirmières, les étudiants ou les retraités.

Cette domination du capital financier s’exerce par ses pouvoirs, permettant ses prélèvements, et par sa logique, la recherche de rentabilité à tout prix et toujours accrue. C’est à dire l’accumulation du capital avant tout, au mépris des êtres humains et de la nature. A travers ses pouvoirs, le capital impose ses propres buts !

Nous le voyons, l'argent existe pour un autre financement de la réforme des retraites, pour d'autres orientations budgétaires pour 2014 au lieu de faire peser tous les efforts sur les salariés, les retraités, les ménages et les collectivités.


 

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