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C'est la première fois qu'un gouvernement réputé de gauche s'en prend aussi violemment au système de retraites.
La logique de la réforme est claire : faire cotiser les salariés plus longtemps, augmenter leurs cotisations, baisser les pensions. Le résultat de cette politique qui baissera le pouvoir d'achat des salariés comme celui des retraités, on le connaît déjà.
Une réforme injuste et inefficace
On le connaît car toutes les réformes précédentes, celles de la droite, s'appuyaient sur le même modèle :
C'est une réforme injuste car elle est supportée essentiellement par les salariés puisque les patrons verront leurs cotisations compensées par de nouvelles exonérations.
Cette réforme est inefficace car elle va participer un peu plus du ralentissement général de l'activité économique lié aux politiques d'austérité. Moins de salaires et de pensions c'est moins d'activité : CQFD.
Oui, il y a plus d'argent qu'il n'en faut pour financer la retraite à 60 ans à taux plein !
Pourtant, d'autres solutions existent ! On peut agir dans plusieurs directions. Quatre exemples :
Les salaires : augmenter les salaires c'est immédiatement faire rentrer plus d'argent dans les caisses de retraite. 1 % de masse salariale, c'est 2 milliards pour la sécu. Ainsi, la suppression des inégalités salariales entre les hommes et les femmes (25 % de salaire en moins à poste égal) rapporterait 52 milliards à la sécu !
L'emploi : 100 000 chômeurs de moins, c'est 1,5 milliards de recette pour la sécu. Il y a urgence à sécuriser l'emploi et mener une politique de réindustrialisation de la France. 1 million d'emplois créés combleraient le déficit actuel, ce qui prouve bien que le gouvernement Ayrault ne croit pas un seul instant en sa politique de l'emploi !
Les revenus financiers : ils sont exonérés de toutes cotisations alors même que l'économie n'a cessé de se financiariser. Nous proposons leur mise à contribution à hauteur de 25 milliards d'euros.
Les exonérations patronales : gouvernements après gouvernements, les exonérations de cotisations patronales ont largement contribué à creuser le déficit, sans contrôle et sans résultat sur l'emploi. La suppression progressive de ces cotisations rapporterait 30 milliards.
On le voit, l'argent existe.