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Le nombre des 'Privés d'emploi' ne cesse de croître depuis 2008 en France (+8% en un an dans le Loiret) et aujourd'hui ce sont près de 8 millions de nos concitoyens qui sont à la recherche d'un véritable emploi, privés d'un droit fondamental inscrit dans la constitution : le droit au travail. Ce qu'il faut c'est changer, sans plus attendre, de politique.
La lutte contre le chômage exige un plan d’urgence pour redresser la France. Arrêtons de distribuer des dizaines de milliards d’euros aux grandes entreprises dans le cadre du CICE, sans aucun contrôle de leur utilisation. Injections les dans la relance économique.
Il faut :
1- rompre avec la politique d'austérité mise en œuvre par le gouvernement sous injonction du MEDEF. Partir des besoins individuels (notamment des besoins individuels des couches populaires), comme des défis collectifs à relever (notamment en matière de logement et de transport) pour construire un nouveau mode de développement social, écologique et démocratique.
Relancer le pouvoir d'achat par un SMIC à 1700 euros, et une revalorisation des salaires et des prestations sociales (dont les prestations chômage), Mettre un terme à la concurrence organisée entre salariés. A travail égal, salaire égal, ce principe simple doit être appliqué aux femmes sous contrat précaire, comme aux intérimaires et aux travailleurs étrangers ‘détachés’.
Relancer l'investissement public nécessaire à la couverture des besoins collectifs (crèches, hôpitaux..), comme à une transition énergétique réussie et à la lutte contre le réchauffement climatique (construction de logements, infrastructures pour le transport ferroviaire et fluvial),
Développer les services publics, notamment ceux qui contribuent à accroître l'efficacité de l'offre productive. Le droit à la Formation professionnelle tout au long de sa carrière professionnelle commence par le renforcement des moyens attribués aux lycées professionnels, au développement de l’apprentissage et à l’AFPA.
La lutte contre le déficit du budget de la nation ne passe pas par la réduction des dépenses publiques mais par la relance de l'activité et une réforme de la fiscalité.
2- rompre avec les 'réformes structurelles du marché du travail' et une plus grande 'flexibilité' préconisées par la Commission européenne sous la pression des organisations patronales.
Rétablir le CDI (contrat à durée indéterminée) comme la norme d'emploi et exiger le remboursement immédiat des 800 millions d’euros versés aux entreprises d’intérim
Les contrats de travail à durée limitée (intérim, CDD…) ne sont pas la solution qui permettrait aux entreprises d'embaucher. Ils sont au contraire la première cause ayant conduit au chômage les privés d'emploi. 43 % des privés d'emploi le sont suite à la fin d'un contrat précaire, 27 % à la suite licenciement, loin devant les démissions (9%)…..
Et mettre en place une sécurisation des parcours professionnels par un couplage emploi-formation
3- rompre avec la toute puissance des actionnaires dans la gestion des entreprises.
Les entreprises ne sont pas la propriété des seuls apporteurs de capitaux, les salariés n'étant qu'une variable d'ajustement de leurs marges financières. L'entreprise est une communauté humaine au sein de laquelle les salariés sont les véritables créateurs de richesses et ont leur mot à dire sur les choix de gestion.
Il faut notamment imposer un droit de veto suspensif des salariés sur les suppressions d'emploi et les interdire en cas de distribution de dividendes aux actionnaires
4- La lutte contre le chômage exige également
- une réduction de la durée légale du travail sans diminution de salaire .
Loin d'être, selon Emmanuel Macron actuel ministre de l'économie, « un signal négatif ... donnant l'impression que les français ne veulent plus travailler », elle est indispensable pour relever le défi de la révolution numérique et de la multiplication des robots, ne serait-ce que pour permettre aux travailleurs de développer toute leur puissance créative.
Elle seule permettra par ailleurs de réduire au minimum le nombre de salariées à temps partiel et de familles monoparentales vivant dans la pauvreté.
- et la réduction du coût du Capital, c'est à dire, non seulement les dividendes versés aux actionnaires au détriment des salaires et des investissements productifs, mais aussi le coût pour la collectivité nationale des aides versées aux entreprises sans contrepartie, et le coût des intérêts d'emprunt payés aux banques par les PME. Il faut construire une sélectivité des aides aux entreprises, comme du crédit qui leur est accordé par les banques pour leurs investissements, en prenant en compte les emplois liés à ces investissements comme les progrès écologiques recherchés.
Face au refus du gouvernement de changer politique, les forces de transformation sociale doivent se rassembler dans les luttes comme dans les urnes pour imposer ce changement. C'est pourquoi le Parti Communiste Français apporte tout son appui à la manifestation du 6 décembre contre le chômage.