
Les usagers des autoroutes ne sont pas là pour satisfaire les appétits financiers du CAC 40 ! En 2005, les concessions d'autoroutes ont été totalement privatisées par un gouvernement de droite pour financer, déjà, le remboursement de la dette publique. Ce sont les groupes Eiffage, Vinci et consorts, qui ont racheté ces concessions.
Depuis, les péages n'ont cessé d'augmenter. Sur 100 euros de péages versés, ce sont entre 20 et 24 euros qui vont directement dans les poches des actionnaires. Et le gouvernement voudrait encore que les concessions soient prolongées !
Un nouveau plan autoroutier a été annoncé il y a quelques semaines. Un milliard d’investissement est prévu, financé par les usagers et les collectivités territoriales ! Les actionnaires ne mettront pas la main à la poche !
La Cour des Comptes et l'autorité de la concurrence n'ont de cesse de déplorer ces choix de concessions autoroutières comme nous le faisons depuis de nombreuses années. Les parlementaires communistes ont déposé à l'Assemblée nationale et au Sénat, dès 2014, une proposition de loi demandant la renationalisation des concessions d'autoroutes. Le gouvernement s’oppose toujours à cette proposition de loi et la droite, bien entendu, ne veut pas en entendre parler. Pourquoi ces refus ? Au nom de l'austérité, bien sûr, et de la dette. Certes, il faudrait dans un premier temps financer ce rachat, mais cet investissement, selon plusieurs études, serait vite rentabilisé.
Vaut-il mieux que l'argent des péages aille dans les portefeuilles des actionnaires ou serve à financer la transition écologique, pour améliorer les transports pour tous ? Pour nous, c'est clair, l'urgence écologique et sociale impose d’autres choix. Plutôt que de donner, depuis 2012, 60 milliards de CICE pour satisfaire les exigences du Medef, le gouvernement doit investir pour les autoroutes et le développement de notre pays.
Pour en finir avec ce grand détournement d’argent public, nous proposons que les autoroutes, dont la construction a été financée en grande partie par les contribuables, reviennent à l’État. Une telle solution permettrait également de faire baisser des péages honteusement élevés. Tellement élevés qu'ils ont permis depuis la privatisation de réaliser plus de 20 milliards de dividendes pour ces sociétés.
Alors que l'on demande tous les sacrifices aux ménages, pour récupérer trois sous, il est temps que la finance paye son tribut, elle en a les moyens !
Il y a largement de quoi financer la gratuité des tronçons autoroutiers Saran-Olivet et Saran-La Chapelle St Mesmin. Cette gratuité profiterait à de très nombreux salariés qui l’empruntent quotidiennement mais aussi à l’ensemble des habitants en désengorgeant le franchissement de la Loire et donc réduirait les bouchons que nous connaissons tous sur les ponts aux heures de pointes. C’est donc une mesure utile économiquement et écologiquement.
Un nouvel échangeur à Gidy, réclamé depuis 15 ans par les élus saranais pour faire face à l’évolution du trafic à Pôle 45, devrait voir le jour. Il était temps !