La France connaît une très grave crise du logement : près de 4 millions de mal-logés, 12 millions de personnes touchées par la crise du logement et plus de 100.000 personnes sont à la rue (en 2015, 498 sans-abris sont morts en France selon le collectif Les morts de la rue). On compte plus d'1,8 million de demandeurs de logement social. Se loger est devenu un luxe, la principale charge dans le budget des ménages. Pour certains d'entre eux, le logement représente plus de 50 % des dépenses dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, de chômage et de précarité. La précarité́ énergétique qui touche 1 foyer sur 5, l’insalubrité́, l’indignité́ des logements ou l’absence de domicile personnel ont également des conséquences très graves sur l’état de santé de centaines de milliers de personnes.
Le désengagement financier de l’Etat, un an après l’annonce de la création du Fonds national des aides à la pierre, se confirme. En 2016, le financement public de la construction sociale a été plus de quatre fois inférieur à la promesse de François Hollande de 2012. Déjà mal traité sous la droite, les attaques contre le logement social et les locataires se poursuivent sous François Hollande.
Après avoir baissé ou supprimé les APL de 80 000 familles aux loyers élevés, le gouvernement a décidé d’un nouveau projet de rabotage. Cette fois, 650 000 familles sont menacées ! Cette mesure pénalisera les personnes modestes en taxant le peu d’économies qu’elles réussissent à conserver au travers des livrets A, des livrets pour le développement durable, les livrets d’épargne populaire… Elle touchera ainsi de nombreux ménages populaires, notamment les retraités, ayant économisé durant toute leur vie de travail.
Nous demandons au gouvernement l’abandon de ce projet, et au contraire de revaloriser les aides au logement, d’augmenter le financement pour la construction de logements sociaux, de sanctionner plus fortement les communes qui ne respectent pas la loi SRU.