Retrouvez sur ce blog les activités, communiqués, publications de la section de Saran du Parti Communiste Français. Nous contacter : pcfsaran@wanadoo.fr
Intermittents, ouvriers d'Alstom, cheminots, postiers, hospitaliers, chercheurs... les mouvements sociaux qui ont occupé et occupent le devant de la scène témoignent d'une demande forte de réformes de progrès dans le pays. Ils disent chacun que l'austérité c'est le problème, pas la solution.
Le gouvernement passe son temps à stigmatiser les grévistes et plus généralement ceux et celles qui n'auraient pas compris que « sa politique est la seule possible ». Il cherche à diviser et opposer les Françaises et les Français. En vérité, ce sont Hollande et Valls qui sont isolés. Leur politique d'austérité, de mise en concurrence et de libéralisation n'est pas acceptée par une majorité, singulièrement celle qui a voulu et souhaité le changement en 2012.
De plus en plus nombreux, même au sein du parti socialiste et chez les écologistes, l'idée s'affirme que la politique de Valls et Hollande nous enferment dans une dépression économique, sociale et démocratique. Hollande dit : la courbe du chômage s'inverse et tous nous voyons nos vies se dégrader. Un mensonge permanent est asséné sur le coût du travail. Salaires, pensions, pouvoir d'achat... sont grignotés. Nous sommes devenus un pays de travailleurs pauvres ou en crainte de l'être. Le coût du capital est camouflé. Le rendement de l'impôt sur les grandes fortunes est supérieur aux prévisions ; les fraudeurs fiscaux qui se régularisent sans pénalités montrent combien de dizaines de milliards nous échappent chaque année ; la bourse bat des records et les cadeaux aux patrons continuent avec le fameux pacte de responsabilité. Valls dit la gauche peut mourir et c'est sa politique qui la tue en tournant le dos aux promesses et à ce que la gauche veut dire.
Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie que l'austérité, il y aura naturellement des débats sur les solutions. Mais ce qui est nouveau, c'est que la discussion existe, dans les luttes, avec les salariés et les syndicalistes, avec tous ceux et toutes celles, responsables associatifs, écologistes, socialistes, Front de gauche, abstentionnistes... pour chercher ensemble une issue. Il faut ouvrir en grand ce dialogue en lien avec les luttes, , avec toutes les forces vives de la société, avec tous ceux et celles qui expriment les urgences populaires.
INTERMITTENTS LES RAISONS DE LA GREVE
Le Medef et des syndicats minoritaires prétendent réduire le déficit de l'assurance chômage en s'attaquant aux annexes des artistes et techniciens du spectacle. En fait, il s'agit de préserver l'intérêt des grandes entreprises de médias qui utilisent ce régime, de réduire les prestations des intermittents les plus précaires, de fragiliser les structures les plus fragiles et de chasser encore par la même occasion quelques milliers du métier. C'est au gouvernement de dire s'il est d'accord ou non avec cela en l'approuvant ou en le rejetant. Quand il était maire de Dijon, François Rebsamen disait qu'en aucun cas cet accord n'était signable. Devenu Ministre du Travail de Valls, ce n'est plus le cas. Avec ce gouvernement, c'est bis repetita, les promesses ne sont pas faites pour être tenues sauf les deals passés avec le Medef. Pourtant toutes les principales organisations professionnelles ont élaboré une réforme alternative ignorée par le patronat et le gouvernement.
Les artistes et techniciens du spectacle exigent leurs droits. Ils ont raison et doivent être écoutés. Pas de véritable politique de gauche sans ambition pour l'art et la culture, ni protection sociale des salariés et précaires.