Retrouvez sur ce blog les activités, communiqués, publications de la section de Saran du Parti Communiste Français. Nous contacter : pcfsaran@wanadoo.fr
GEMALTO , ALOMBARD, RELUIRES BRUN, QUELLE, THYSSEN KRUP, V2 PHARMA PROMO, FAURECIA………
Et ces dernières semaines
* ALCATEL LUCENT, Ormes : 5, plans sociaux, n’y suffisent pas, car il en faut toujours plus pour calmer l’appétit des actionnaires. Il faut vendre les outils de production (Ormes), compresser les dépenses, mais pas les dividendes : d’ailleurs l’action était en hausse à la Bourse après ces annonces. Et l’accord de libre-échange Europe-USA, et l’espionnage économique dans ce secteur des câbles optiques, ne touche-t-il pas cette entreprise ?
* FAGOR BRANDT, St Jean de la Ruelle : gestion désastreuse, le groupe se déclare insolvable avant d’en informer le CCE, les journaux économiques ont les infos avant les élus du CCE ! Cessation de paiements ? Dépôt de bilan ?
* TRW, La Source : inquiétudes des salariés, l’équipementier automobile a externalisé le site de Dijon en la Pologne.
* DURALEX, La Chapelle : la direction sourde aux mises en demeure de l’Inspection du travail pour la mise en conformité essentielles comme le gaz, …pas d’argent, dit-elle, pour la sécurité des salariés, mais gaspille quelques 600 000 € pour transformer l’entrée en bunker barrières – tourniquets….
* MAURY Imprimeur : suppression de 20 emplois
* DOUX – GLON SANDERS : il y a 1 an Glon Sanders a licencié 86 personnes. Il a maintenant annoncé La fermeture définitive du site de Boynes avec le chômage à la clé pour les 81 salariés.
Le chômage gangrène la société française depuis plus de trente ans. Résultat, près de 5 millions de demandeurs d'emplois aujourd'hui (en hausse de 7,3% sur 1 an). Les salariés de l'industrie en sont les premières victimes. Ils subissent lourdement les restructurations exigées par les actionnaires et les erreurs stratégiques de grands groupes, des décideurs publics.
Notre pays a subi la perte de 750 000 emplois industriels des 10 dernières années, défigurant économiquement et socialement des régions entières. Depuis des semaines, le massacre reprend de plus belle, des centaines de milliers d'emplois sont menacés (avec les emplois induits), des milliers d'intérimaires sont jetés au chômage.
Depuis 2008, dans le Loiret, ce sont 8000 emplois, dont 3000 emplois industriels, qui ont disparus. La nouvelle hausse du chômage, qui n'a pas épargné notre département, est alarmante.
Depuis l'élection de François Hollande, aucune mesure coercitive n'a été votée au parlement pour interdire les licenciements par les entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires, aucune loi donnant des droits et des pouvoirs nouveaux aux salariés pour s'opposer aux stratégies patronales.
Pire, en reprenant les préconnisations du rapport Gallois, le gouvernement fait un cadeau de 20 milliards aux patrons. Il fait payer ce cadeau par une augmentation de la TVA qui va réduire, une nouvelle fois, le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.
NON, l'industrie ne symbolise pas le passé !
L'État doit, en ce sens, porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions : un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics.
En ce sens, la mobilisation de crédits publics, la prise de pouvoir majoritaire de l’État dans les conseils d'administration, voire la nationalisation doivent se concevoir et se réaliser dans une optique nouvelle, celle de changer de cap. Cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt national.
Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions de la droite et du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l'emploi et la tenue en urgence des assises de l'emploi industriel.
Ce n'est pas le coût du travail qui tue l'emploi, c'est le coût du capital !
En effet, jamais les richesses créées par le travail n'ont été autant détournées pour maintenir des taux de profits à 2 chiffres au détriment des salaires, des investissements ou de la recherche. Selon l'INSEE, en 2012, les sociétés non financières (autre que les banques et assurances) ont dépensé 157,9 milliards d'euros en cotisations sociales et patronales, conre 298,9 milliards d'euros en intérêts et dividendes. La part de la valeur ajoutée réservée au travail n'a cessé de diminuer, passant de 72,9% en 1981 à 66,6% en 2012, alors que dans le même temps, la part du capital a été multipliée par 7 passant de 39,1 milliards d'euros à près de 300 milliards d'euros. Les seules dividendes, qui pesaient 5% de la valeur ajoutée il y a 30 ans en représentent 22,6% aujourd'hui.
Les propositions pour l'emploi et l'industrie
Une délégation d'élus et de militants du PCF rencontrera les salariés d'Alcatel-Lucent devant leur entreprise Lundi 28 Octobre.