Retrouvez sur ce blog les activités, communiqués, publications de la section de Saran du Parti Communiste Français. Nous contacter : pcfsaran@wanadoo.fr
Les députés ont rejeté jeudi soir une proposition de loi du Front de Gauche visant à interdire les licenciements boursiers ainsi que le projet d'amnistie sociale. Le PS, qui a la majorité absolue à l'Assemblée nationale, continue de se soumettre à ceux qui ont tout fait pour le battre en votant Nicolas Sarkozy, plutôt que de répondre aux attentes du peuple de gauche.
Seuls les écologistes ont soutenu le texte contre les licenciements motivés par des contingences financières et boursières. "Pas une semaine ne se passe sans une nouvelle annonce de plan social (...), on impute cela à la crise économique mais il s'agit souvent de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l'augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital", a pourtant plaidé le chef de file des députés FG, André Chassaigne.
André Chassaigne a dénoncé "les anticipations financières qui justifient les stratégies les plus cyniques", stratégies qui "scandalisent les Français". Accusant le gouvernement d'"ultra-libéralisme", il a souligné qu'il était "encore temps que la majorité de gauche se ressaisisse".
Pour les écologistes, Sergio Coronado a rappelé que "les engagements de François Hollande pendant sa campagne étaient assez semblables à cette proposition". Saluant le texte, il a affirmé: "Les travailleurs ne sont pas une variable d'ajustement: c'est à ce prix que la justice sociale sera rétablie."
La droite se range derrière les socialistes
"C'est avec de tels textes qui rigidifient l'emploi que l'on crée la précarité!" a pour sa part déclaré Lionel Tardy (UMP).
Yannick Favennec (UDI) a indiqué que si son groupe "partageait l'indignation" des députés Front de Gauche, le texte aboutirait à "perdre pied dans le rang des pays qui accueillent des entreprises". "Evitons d'empirer les choses!" a-t-il lancé.
Loi "excessive et contre-productive" pour le Front national. Quant à Marion Maréchal-Le Pen (FN), si elle s'est en pris au "capitalisme prédateur, dévoyé, qui s'appuie sur Bruxelles et l'OMC", elle a jugé les solutions du Front de Gauche "excessives et contre-productives".