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Hier, les grecs ont dit non, un non de courage face aux forces de la peur, du renoncement, de la finance.
A plus de 61%, ils ont rejeté l’austérité inhumaine et inefficace que voulaient leur imposer de nouveau la Commission européenne, la Troïka et la Banque Centrale européenne. En dépit des menaces, du chantage, de l’étranglement financier orchestrés par les institutions européennes, les Grecs ont donc finalement opposé le refus sans appel des urnes au nouveau mémorandum de misère, de démolition sociale, économique, démocratique et d’asphyxie des classes populaires défendu par le camp du « oui ».
Cette victoire du « NON » est une très bonne nouvelle pour tous les peuples, victimes de ces mêmes politiques, y compris en France où le chômage ne cesse d’augmenter, le pouvoir d’achat des salariés et des retraités de baisser, l’investissement de diminuer avec les baisses drastiques et injustes des dotations aux collectivités.
Les chantages financiers et mesquineries politiques n'auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. Comme en 2005, c’est la victoire de la démocratie et la défaite de l'arrogance et la brutalité médiatique, financière et politique qui a donné la nausée tant la charge contre Syriza et le peuple grec a été violente et continue.
En donnant le « NON » ultra-majoritaire, le peuple grec a envoyé un message clair : il ne laissera pas piétiner sa souveraineté ! Il avait déjà dit Stop à l’austérité en janvier dernier en élisant Alexis Stipras. Il l’a rappelé dimanche lors de ce référendum.
« La démocratie est une libération, la démocratie est une issue et nous célébrons aujourd’hui la victoire de la démocratie. Nous sommes déjà victorieux, quelle que soit l’issue du scrutin de dimanche, car la Grèce a envoyé un message de dignité, un message de fierté ! » a dit Alexis Tsipras, le premier ministre grec. Avec son gouvernement, ils ont fait honneur à la Démocratie en respectant les engagements pour lesquels ils ont été élus.
Aujourd’hui, les gouvernements européens et notamment celui de notre pays doivent entendre et respecter ce nouveau vote et enclencher un nouveau processus de soutien à la Grèce dans le respect des choix souverains des peuples qui doit être la règle à l'avenir et le point de départ des futures négociations.
Mathieu Gallois
Secrétaire départemental du PCF 45