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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:18

Justice pour les 8 de Goodyear !

RASSEMBLEMENT JEUDI 4 FEVRIER

11H30 A PLACE D'ARC A ORLEANS

La justice a condamné les 8 de Goodyear à de la prison ferme. Leur «crime»? Avoir retenu 30 heures, sans violence, deux dirigeants de l'entreprise qui procédait à la fermeture du site et à 1200 suppressions d'emplois. Le PCF exige l'annulation de ce jugement et l'amnistie pour les militants syndicaux.
 
Ce jugement est un choix du gouvernement, puisque c'est le parquet qui après l'abandon de la plainte de l'entreprise, a décidé de poursuivre les salariés.
Hollande et Valls ont décidé d'intimider les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois, au même moment où le gouvernement décide d'un plan censé combattre le chômage. Celui-ci en fait est un copié collé des demandes du patron des patrons, Gattaz : toujours plus de cadeaux et d'exonérations de cotisations sociales, toujours plus de casse des droits.
 
Il y a urgence à construire une alternative aux politiques d’austérité, au libéralisme et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays
 
Mauvaise année pour les Goodyear ?
 
La peine infligée aux huit salariés de Goodyear est d’une extrême gravité et appelle à une riposte d’ampleur. Comme tout récemment à Air France ou à ERDF, elle est une atteinte insupportable aux droits des salariés, des syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l’intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l’intérêt général.
La liberté ne se divise pas
 
Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité en criminalisant l’action syndicale, en interdisant aux salariés d’intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d’autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?
 
Comme pour d'autres syndicalistes poursuivis au pénal, les militants écologistes assignés à résidence, nos concitoyens harcelés pour la couleur de leur peau ou les militants poursuivis pour délit de manifestation, nous ne l’acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n’acceptons pas que la dérive sécuritaire, dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer, s’accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l’Homme.
Riposter pour l'emploi et les libertés
 
Le Parti communiste français exprime son soutien et sa solidarité aux salariés de Goodyear. Il exige l’annulation de ce jugement inique et, au-delà, l’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l’exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat.
 
Le Parti communiste français porte l’exigence de moratoires immédiats dès l’annonce de licenciements ou suppressions d’emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.
 
Il est urgent que se lève dans ce pays l’espoir d’une alternative aux politiques d’austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays, l'espoir d'une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d’étouffement des contestations.
 

Accumulation des richesses obscène / creusement des inegalités

 

Le rapport annuel d'Oxfam sur les inégalités vient d'être rendu public. Les chiffres révélés font froid dans le dos. Les inégalités n'en finissent plus de se creuser : le patrimoine des 1 % des plus riches du monde dépasse désormais celui de 99 % de la population. 62 personnes ont autant d'argent que 3,5 milliard d'individus ! Ces chiffres démontrent l'absurdité et l'obscénité d'une économie mondiale devenue folle. Une telle accumulation des richesses et un accroissement des inégalités sont sans précédent.

La France n'est pas étrangère à ce constat accablant. 10 % des plus riches se sont accaparés plus de la moitié de l'augmentation des richesses depuis l'an 2000. Il n'y a pas de fatalité à ce que le plus grand nombre soit la victime les diktats du plus petit nombre. Ces résultats sont la conséquence directe de politiques successives néfastes pour la population où seuls les intérêts de la finance et de la rente ont été confortés au mépris des salariés, des plus fragiles et des services publics.

En plus d'une demande de changement d'orientation des politiques économiques vers plus de redistribution, une mesure s'impose : mettre fin à l'opacité de la finance mondiale. 7.600 milliards de dollars détenus par des individus sont placés dans des paradis fiscaux. Il y a urgence à agir pour faire cesser ce scandale.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:12

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Avec les chiffres de décembre publiés par Pôle emploi, on connaît le bilan de l’année 2015. Celui d’une nouvelle hausse du chômage. Les mesures annoncées par le gouvernement ne sont pas de nature à résoudre les causes conjoncturelles et structurelles du sous-emploi.

Bilan 2015

Pour s’en tenir à la catégorie A, en un an, ce sont 90.000 chômeurs de plus, soit +2,6%. Si l’on étend le bilan en intégrant les catégories B et C, (ceux qui ont connu une faible activité le mois précédent), il est plus négatif encore. La hausse atteint nationalement 5% sur un an. Soit 5,476 millions de personnes en métropole, dont 3,591 millions pour la seule catégorie A. Phénomène plus préoccupant encore, sur ces 5,476 millions de personnes, 2,470 millions sont au chômage depuis plus d'un an. Ce chômage de longue durée ne cesse de progresser.

Quels remèdes ?

Ȧ court terme, le gouvernement ne cesse d’invoquer « la croissance ». Les zones d’ombre qui pèsent sur la reprise ne permettent guère d’espérer une franche amélioration. D’autant que peu de mesures sont prises pour dynamiser la consommation et l’investissement. Quant aux « baisses de charges » pour les entreprises, elles sont principalement captées en « effet d’aubaine » pour relever le taux de marge bénéficiaire. Restent les décisions à effets statistiques (mise en formation de 500.000 demandeurs d’emploi et accentuation des emplois aidés), elles auront certainement un impact sur « la courbe du chômage », mais sans traduire un essor durable de l’emploi. Lutter contre le chômage demanderait de rompre avec l’austérité et d’engager une autre utilisation des ressources monétaires et budgétaires. Cela reste à conquérir, dans les choix des entreprises comme dans ceux de l’État.

Le besoin de rupture est encore plus grand si l'on veut s’attaquer au chômage structurel. Les recettes capitalistes sont connues : dans leurs paroxysmes, le million de « contrat zéro heure » en Grande-Bretagne et l’ubérisation du travail en « entrepreneurs indépendants » dépourvus de protection sociale, sont exemplaires. Ce sont des « ruptures » avec le « compromis social » qui a marqué sur une longue période la seconde moitié du 20e siècle.

Mobilisons-nous

Toutes les forces sociales progressistes qui ne veulent pas de cet avenir de régression de civilisation doivent se battre, d’autant plus qu’on ne reviendra pas - (fort heureusement pour la planète et ses habitants) - à des rythmes et des formes de croissance du type de ceux des « Trente glorieuses ». Réduction du temps de travail, révolution énergétique et écologique, réorientation des modes de production et de consommation, essor de la coopération contre les gâchis de la concurrence, démocratie économique et sociale, développement des services publics,… autant de pistes qui doivent être la réponse de fond aux défis du sous-emploi.

PIERRE LAURENT : Nous engageons une campagne pour le travail, l'emploi et la formation

« Zéro chômeurs/du travail pour tous, plus qu'une campagne sera un axe central pour un nouveau projet de société. Dans tous les domaines, nous devons envisager les choses autrement car la société marche sur la tête. L'une des grandes ambitions, avec la protection de la planète, sera de construire une société sans chômage. (…) Le travail, l'emploi, l'éducation pour tous, doivent être au coeur de notre projet.

Ceux qui nous disent que nous sommes obligés d'entrer dans la guerre économique pour protéger l'emploi nous mentent. Nous ne cessons d'abdiquer nos principes devant les exigences des marchés et des multinationales. Et l'emploi recule, mois après mois, année après année. Les paysans sont poussés au désespoir parce qu'on ne rémunère pas le travail paysan à sa juste valeur. La révolution numérique, qui permettrait de réduire le temps de travail, n'est utilisée que pour promouvoir l' « uberisation », c'est à dire la dérèglementation généralisée du travail.Pour nous, cette révolution peut au contraire nous permettre de construire un nouvel âge de la Sécurité sociale qui sécuriserait l'emploi et la formation toute la vie. Évidemment, cela nécessite de mobiliser l'ensemble des richesses disponibles : les immenses sommes détournées par les banques et les marchés financiers doivent revenir à la société . »

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:05

Avec la réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Et qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Les lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.

La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

Un gouvernement déchéant

En reprenant l'idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d'autant plus grave, car parler de « symbole » pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.

État d'urgence

Cet État d’exception a été mis en place au lendemain des attentats de novembre dernier. Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des « dangereux » militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d'urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible donc des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat.

Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s'y rapportent pas se multiplient.

Ces abus doivent cesser et l’État d'urgence ne doit pas être prolongé, des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.

Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l'autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c'est à dire du pouvoir exécutif. La justice doit être indépendante pour qu'elle puisse correctement faire son travail.

La peur pour nous faire taire ?

Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent tels de véritables chefs de guerre afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique à la période que nous vivons. La polarisation sur les peurs, la panique, la répression syndicale avec les Goodyear cache également de fortes régressions sociales telle que la réforme du code du travail en préparation.La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 11:57

Avec l'objectif de se tirer d'affaire, tant l'annonce du 23 décembre dernier d'une déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France a provoqué de réactions, des personnalités socialistes proches de François Hollande évoquent aujourd'hui une déchéance pour tous. C'est pour eux "la solution" pour éviter de créer deux sortes de citoyens. Voilà la France apaisée à laquelle le candidat Hollande s'était engagé! Avec le mariage pour tous, on avait une France qui aime. Avec la déchéance pour tous, on a un pays qui ne s'aime plus mais qui fera le bonheur des terroristes car c'est très justement leur objectif ultime. : faire vaciller sur nos valeurs essentielles, la République et la citoyenneté.

Dérive guerrière

Lancé par François Hollande, le débat sur la déchéance de nationalité est révélateur d'une dévire guerrière et sécuritaire. En total échec sur le plan social et économique, en rupture avec une grande partie de son électorat de gauche, le couple infernal Hollande/Valls voit dans la lutte contre Daesch une sorte de planche de salut. Hollande veut donner à voir qu'il a de l'autorité. Dans le cas présent peu lui importe que cette mesure n'ait aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c'est la posture politique.

Au nom de l'égalité ?

L'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France, annoncée par le Président devant le Parlement réuni en Congrès, trois jours après les attentats de Paris et de Saint-Denis, aurait eu pour conséquence de créer deux catégories de Français. La raison et les valeurs républicaines semblaient l'avoir emporté. Il n'en est rien. Jamais une telle mesure n'avait été assumée par les plus hautes autorités de l'Etat. Présentée par Manuel Valls comme une décision à «caractère hautement symbolique », elle serait en effet une honte et un reniement pour notre République. Aujourd'hui, pour ce pouvoir, l'extension de la déchéance de nationalité à tous est proposée « au nom de l'égalité » .

Où est donc le danger ?

D'aucune efficacité contre le terrorisme, la déchéance de nationalité est apparue au cours des dernières semaines comme une nouvelle légitimation de l'extrême-droite puisque cette mesure est directement tirée du programme du FN. Dans un climat de peur, de haine et de stigmatisation, avec l'utilisation qui peut en être fait, plaçant le FN au cœur du paysage politique et idéologique, en quoi la déchéance de nationalité désarmera des terroristes dont l'objectif est de semer la mort en y perdant la vie ? En quoi, pour reprendre l'expression du Premier ministre, aura-t-elle la moindre «efficacité pour protéger nos concitoyens» ?

Remise en cause du droit du sol

Ce qui est nouveau dans le projet de loi constitutionnelle c'est la déchéance de nationalité pour des personnes nées en France. C'est une remise en cause d'un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol. C'est une très vieille « exigence » de l'extrême droite française et seul le régime de Vichy l'a instauré (loi du 22 juillet 1940). En remettant en cause ce principe, le gouvernement rompt non seulement avec les valeurs de la gauche, mais avec celles de la Révolution française.

Cette mesure traduit, aussi, un profond mépris pour le reste du monde. En effet, au travers de cette disposition nous proposons en fait de nous débarrasser de nos « monstres », nés en France, éduqués en France et très souvent qui se sont radicalisés dans notre pays en les renvoyant dans un pays où, souvent ils se sont contenté simplement de passer des vacances.... Il est peu probable que ces pays acceptent cela.

La porte ouverte à toutes les dérives totalitaires

Le projet de loi constitutionnelle introduit la notion de « crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation », laissant au législateur la liberté de définir les crimes qui rentrent dans ce cadre. A l'heure où, par exemple, la volonté de criminaliser l'activité syndicale est réelle, n'ayons aucune illusion. En actant dans la constitution la remise en cause du droit du sol, Hollande donne, à un potentiel gouvernement de droite extrême, une grande liberté pour élargir le champ d’application de la déchéance nationale. Et le pire est toujours possible. N'oublions jamais que c'est l'Assemblée nationale du Front populaire qui, après avoir déchu les parlementaires communistes, a voté les pleins pouvoirs à Pétain.

Les risques de l’État d'urgence

Concernant l'état d'urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d'un régime d'exception permanent et d'une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d'attentats. Elle est une mauvaise réponse aux terroristes alors qu'il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d'assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives totalitaires.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 18:08

Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux

Communiqué du Parti communiste Français

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 18:02

Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
 
Les élections régionales des 6 et 13 décembre dernier sont à marquer d’une pierre noire dans l’histoire de notre pays. Le FN arrive en tête dans 6 régions et la gauche a perdu 16% entre 2010 et 2015. Ces résultats sont le fruit de la grave crise économique, sociale, politique et démocratique que traverse notre pays, épuisé par les politiques libérales qui se poursuivent par-delà l’alternance et qui génèrent chômage, précarité et inégalités croissantes.
 
Cette élection traduit donc une situation pleine de risque où le pire ne peut plus être écarté pour l’avenir de notre pays.
 
Sur la région Centre – Val de Loire cette réalité est marquée par une forte poussée du FN à plus de 30%, une stagnation de la droite, un fort recul de la gauche au 1er comme au second tour.
La liste conduite par Nicolas Sansu et qui a rassemblé le PCF-Front de Gauche, avec le MRC, des militants syndicaux, associatifs, des citoyens, n'a pas obtenu un résultat à la hauteur des espérances. C’est un échec car pour la première fois cette liste ne dépasse pas la barre des 5% avec pour conséquences immédiates pour la gauche régionale, les citoyens, le PCF et le Front de Gauche, la perte de 8 conseillers régionaux, la disparition d’un groupe politique porteur des luttes et d'alternative à l’austérité, qui a permis en 1998 la victoire de la gauche à la tête de la Région et depuis, de grandes avancées utiles au quotidien des habitants de notre Région .
 
Les communistes prendront le temps de l’analyse de ces résultats, au regard de ce qui relève de nos responsabilités et de ce qui tient des mouvements de la société. Toutes les questions mériteront d’être posées, et des réponses devront être apportées.
 
La règle électorale anti-démocratique veut qu’une liste qui n’a pas fait 5%, ne peut pas, d’une part, avoir d’élus et, d’autre part, être remboursée de ses frais de campagne. Pour notre part nous défendons encore et toujours des élections à la proportionnelle qui permettent une juste représentation de notre population, et de l’ensemble des idées et propositions qui traversent la société. Pour l'heure, si le Front de Gauche a contribué au second tour à la victoire de la liste de F. Bonneau, la composante PCF /FG ne siègera pas.
 
Mais j'attire votre attention sur le fait que pour 3 500 voix, le Front de Gauche ne sera pas remboursé de l’ensemble de ses frais : bulletins de votes, professions de foi, tracts, affiches, meetings, déplacements… Pour l’ensemble de notre région, cette somme représente environ 300 000 euros et 70 000 euros pour notre fédération du Loiret et nous place devant des difficultés financières importantes. Avec un PCF affaibli, c’est toute la gauche et ses électeurs sincères, le monde du travail, les luttes qui sont touchés.
 
Le PCF occupe une place importante dans notre pays et dans le monde au plan de la solidarité internationale, des luttes pour l’émancipation des peuples, des résistances au patronat. Il porte un projet de société, pour un monde plus solidaire, plus humain, plus respectueux de la planète et des êtres qui y vivent. Sa voix est primordiale pour la démocratie et les combats progressistes.
 
C’est pour cela que nous lançons un appel à une grande mobilisation populaire et financière pour réunir les moyens qui permettront au PCF de répondre aux défis qui sont devant lui.
 
Nous vous appelons à verser selon vos moyens à notre souscription départementale en envoyant vos dons à PCF 45 – 5, rue Marcel Proust 45000 ORLEANS vos dons par chèques à l’ordre de ADF PCF 45. Ces dons peuvent être défiscalisés et vous recevrez une attestation à joindre à votre déclaration d'impôts.
 
Très fraternellement,
 
Christian FOIRET, trésorier départemental du PCF 45
Mathieu GALLOIS, secrétaire départemental du PCF 45
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 18:25

Après le second tour des élections régionales :

Un communiqué de Marc Brynhole, Tête de la liste Front de Gauche du Loiret

Nos premières réactions expriment d’abord deux soulagements : soulagement de voir le Front National repoussé, soulagement de voir la droite mise en échec pour prendre la Région Centre et y appliquer une politique dure pour le monde du travail.

Mais ensuite, il y a la réalité crue : au premier tour, dans un vote clairement national, la politique gouvernementale a été durement sanctionnée, à la hauteur de la colère et des désillusions qu’elle a provoquées. Cette politique est plus que jamais minoritaire dans le pays. Nous n’oublions pas non plus nos résultats insuffisants au premier tour et nous allons mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. Nous tirerons les leçons de cette bataille très difficile en allant à la rencontre de nos concitoyens dans les quartiers, les entreprises... pour refaire de la politique un objet d’enthousiasme et de mobilisation populaire pour l’avenir et pour recréer de l’espoir à vivre et à partager.

Au second tour, le regain de mobilisation électorale accolé à l’esprit de responsabilité notamment des électeurs du Front de Gauche et notre engagement, ont permis de faire élire la liste de François Bonneau malgré 15 % de moins qu’en 2010.

Mais en Région Centre Val de Loire et dans tout le pays, la gauche est en mauvais état. L’abstention est toujours massive et le vote d’extrême droite progresse, symptôme évident que notre démocratie est malade. Le FN qui se présente comme un parti antisystème en est, en réalité, la créature.

Cette situation, profondément grave, est le signe d’une société en panne, en dépression, en repli. La responsabilité des politiques menées par François Hollande et Manuel Valls et leurs gouvernements est très lourde dans ce désastre. L’impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays se paie très cher. Poursuivre dans cette voie serait aller vers de nouveaux désastres et marquerait un grave mépris pour le message adressé par les électeurs. Il est plus qu’urgent de sortir de l’austérité et des dogmes du libéralisme.

Dans cette nouvelle période politique, j’invite donc à s’engager résolument dans la construction d’un nouveau projet progressiste avec des actions prioritaires et des mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel ils nous enferment.

-Reconstruire des perspectives et en finir avec les politiques libérales, austéritaires et autoritaires qui sont le contraire de la gauche, désespèrent notre peuple et pèsent sur son quotidien.

- Travailler aux mobilisations sociales et citoyennes pour remettre la société en dynamique, vers l’avenir.

- Mobiliser pour refuser la mainmise des forces de la finance sur les choix politiques, car c’est bien le capitalisme en crise qui déshumanise et détruit ce que nos sociétés peuvent construire de meilleur.

- Mobiliser pour une refondation de la République, une République commune, une République pour toutes et tous, une République qui redevienne propriété populaire.

J’appelle donc à agir ensemble les femmes et les hommes convaincus que la société doit évoluer autrement. Sans attendre : prenons et préparons ensemble toutes les initiatives de débats, d’actions, de rencontres avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles pour réinventer la gauche et un nouveau pacte d’espoir pour le pays. Nous y sommes plus déterminés que jamais.

 

 

 

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:31

DIMANCHE 6 DECEMBRE

FAITES BARRAGE A LA DROITE ET AU FN !

FAITES GAGNER LA GAUCHE QUI EN RENONCE PAS !

DIMANCHE, VOTEZ FRONT DE GAUCHE !

VOTEZ NICOLAS SANSU !

Mesdames, Messieurs,

Le 1er tour de l’élection régionale a lieu ce dimanche de 8 heures à 18 heures.

En votant pour la liste du Front de Gauche conduite par Nicolas Sansu et sur laquelle sont candidate Maryvonne HAUTIN, Maire de Saran et Aziza CHAIR, Maire-adjointe, dites STOP L'AUSTERITE ! Nous sommes une majorité à vouloir que ça change, qu’une autre politique soit menée dans notre pays.

L’austérité toujours pour les mêmes, les salariés, les fonctionnaires, les retraités, les jeunes, les plus fragiles, les services publics et les collectivités pendant que les entreprises du CAC 40 engraissent leurs actionnaires avec l’argent public pour toujours le même résultat : plus de chômage, plus de pauvreté, plus de difficultés au quotidien.

Exprimez fortement votre attente d’une gauche qui ne renonce pas à combattre le capitalisme et la finance, qui se préoccupe véritablement des urgences sociales, économiques et démocratiques chaque jour plus criantes, qui s’attache à répondre à vos besoins, qui remet l’humain au centre de ses priorités tout au long de son action.

Refusez de laisser la droite et l’extrême droite aggraver encore plus l’austérité gouvernementale par des mesures qui diviseront les citoyens et les territoires, casseront les services publics et le tissu associatif, stigmatiseront les quartiers populaires et attaqueront les salariés et leurs organisations syndicales.

En votant massivement pour le Front de Gauche dimanche, faites-vous entendre. Agissez concrètement pour rendre majoritaire la gauche qui agit pour protéger vos vies, pour la justice sociale, pour développer et moderniser les services publics, pour l'égalité des territoires, pour que les élections régionales du 6 décembre prochain vous soient vraiment utiles.

Pas une voix ne doit manquer à votre liste, celle qui vous défend vraiment, celle du Front de Gauche. Un score le plus haut possible du Front de Gauche le soir du 1er tour c’est s'assure que vos attentes et vos besoins soient entendus dimanche mais aussi durant les 6 prochaines années. C'est élire le plus d'élus possible au conseil régional qui combattront l’austérité d’où qu’elle vienne, feront entendre la voix de celles et ceux qui ne se résignent pas, donneront de la résonance aux luttes.

Des élus du Front de Gauche plus nombreux demain, c’est vous donner plus de force pour vous faire entendre et respecter.

Alors Dimanche, ne vous abstenez pas ! VOTEZ !

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:07

Le 19 novembre en début d’après-midi, l’Assemblée a adopté le projet de loi prorogeant l’application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence et renforçant l’efficacité de ses dispositions. 551 députés ont voté pour, 6 députés ont voté contre et 1 député s’est abstenu.

Intervention d’André Chassaigne, président des députés Front de gauche

Monsieur le Président,

Monsieur le ministre,

Mes chers collègues,

L’état d’urgence a été décrété pour répondre à une agression lâche, cruelle et meurtrière. C’est un régime d’exception.

Aujourd’hui, près d’une semaine après ces terribles attentats, vous en sollicitez la prolongation.

Au regard de ces circonstances historiques et dramatiques, d’une extrême gravité, nous estimons que cette prolongation est fondée et nécessaire pour une durée limitée.

Vous appelez également à compléter cette extension temporelle de l’état d’urgence, pour une durée maximale de trois mois, par une modification de son champ matériel.

Nous le disons avec gravité : renforcer un régime d’exception. C’est donc une décision qui mérite une attention toute particulière au nom de la protection de nos libertés fondamentales et des équilibres structurels de notre État de droit et de la séparation des pouvoirs. Faut-il rappeler à quel prix nos libertés ont été durement acquises au cours des siècles précédents ? Aussi avons-nous une exigence devant l’histoire : ne pas les restreindre sans raison impérieuse et refuser toute dérive vers une forme de régime d’exception permanent.

L’état d’urgence affecte l’équilibre des pouvoirs au bénéfice de l’exécutif. Ce régime d’exception, en application depuis six jours, confère en effet aux autorités administratives des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public ou encore sur la réquisition des armes…

Le caractère exceptionnel de la tragédie de vendredi dernier a justifié ce que nous pouvons appeler une légalité exceptionnelle. Les mesures qui ont été prises ont permis de protéger nos concitoyens en déployant des moyens d’action supplémentaires pour lutter contre les menaces terroristes. Ce sont ces mesures qui ont permis ces derniers jours de procéder efficacement à de nombreuses interpellations décisives.

Pour autant, la prolongation de l’état d’urgence et la modification de la loi 1955 nécessitent une réflexion sereine et approfondie. L’état d’urgence est une forme d’état d’exception qui restreint les libertés. C’est précisément la raison pour laquelle il doit être strictement limité dans le temps et circonscrit dans son périmètre.

C’est l’exigence de maintien de ces critères indispensables inhérents à l’état de droit qui nous fait dire que l’acceptation du texte que nous discutons aujourd’hui ne signifie pas notre acceptation de la révision constitutionnelle annoncée. D’ores et déjà nous souhaitons notamment affirmer notre opposition à la proposition de déchéance de la nationalité, contraire aux valeurs républicaines et à l’efficacité plus que contestable.

Si chacun admet que des circonstances exceptionnelles appellent des mesures exceptionnelles, la Raison et la Responsabilité appellent aussi à conserver un équilibre entre le maintien de la sécurité et respect des libertés publiques.

Cette ligne de partage impose une vigilance toute particulière au moment même où l’émotion et l’effroi pourraient nous guider aveuglément vers la tentation du choix de la sécurité au mépris des libertés. Le choix n’est pas entre ces deux exigences fondamentales.

Outre, la prolongation de l’état d’urgence pour 3 mois auquel il pourra être mis fin, si son maintien n’est plus nécessaire, le projet de loi prévoit la modification de plusieurs dispositions de la loi de 1955 qui, notamment élargissent le régime de l’assignation à résidence et modifie le régime des perquisitions.

Un amendement adopté en commission des lois prévoit un contrôle parlementaire de ces mesures prises par le Gouvernement. Le caractère exceptionnel de ces mesures justifie, en effet, un contrôle démocratique qui n’entrave en rien l’action des autorités. Ce dernier vient compléter utilement la protection apportée par le juge des référés administratif qui se prononce sans attendre et peut, le cas échéant, ordonner la fin de la mesure restrictive de liberté.

La modification de loi sur l’état d’urgence impose dans le même temps de s’interroger sur l’efficacité des durcissements successifs de l’arsenal répressif et administratif dans le combat contre le terrorisme.

Notre législation antiterroriste est déjà substantielle. Elle a connu un renforcement graduel depuis 25 ans et de nombreux experts et de hauts magistrats considèrent aujourd’hui qu’elle est suffisante. En effet, dès 1986, considérant que le terrorisme n’était pas un agissement criminel comme les autres, tant dans ses motivations que dans ses effets, la loi du 9 septembre avait défini une incrimination pénale spécifique et en avait tiré des conséquences procédurales particulières.

Après les attentats du 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme a ensuite connu une accélération vertigineuse : de nombreuses mesures et décisions ont été prises à l’échelon international, communautaire et national.

Notre dispositif législatif a donc été modifié, y compris depuis 2012, pour prévoir un grand nombre de mesures exceptionnelles.

Comme le souligne l’ancien juge antiterroriste Marc Trevidic, l’enjeu réside moins dans le renforcement de l’arsenal répressif, que dans le renforcement des moyens humains et matériels de nos services de renseignements et de nos autorités judiciaires spécialisées. Combattre le terrorisme nécessite un accroissement des effectifs de police et de renseignement, des douanes et de la justice. Cela a d’ailleurs été reconnu par le Président de la République lui-même.

Si la mise en place de l’état d’urgence est aujourd’hui pleinement justifiée, ne nous sommes pas naïfs : lui seul ne permettra pas de nous préserver de nouvelles menaces terroristes.

Pour éradiquer ce fléau, il faut s’attaquer aux racines du mal. Tant que les organisations criminelles recruteront des combattants motivés à frapper des innocents et que Daesh disposera de moyens financiers considérables pour reconstituer ses forces, notre lutte restera vaine.

Les atroces attentats de vendredi, les tueries de l’année dernière, les tueries de Toulouse sont aussi le symptôme d’un système économique toujours plus inégalitaire, le symptôme d’un système social discriminant, le symptôme d’un système démocratique en ruine.

Un système qui livre aux idéologues fanatiques et criminels des relégués sociaux qui ont la faiblesse de croire qu’ils vont donner un sens à leur existence.

Pour garantir l’unité et la cohésion nationales, tous les leviers doivent être actionnés, de l’école au monde du travail, en passant par la culture et l’éducation populaire, pour que personne – je dis bien personne ! – ne soit abandonné sur le bord de la route.

Plus que jamais, il est temps de s’interroger : vers quelle société, vers quel monde désormais avancer pour vivre demain, tous ensemble, ici, en France et partout ailleurs ? Quelle France voulons-nous ?

Le combat contre le terrorisme nécessite, en outre, une stratégie claire, globale et collective contre Daesh et tous les combattants djihadistes.

De même, riposter à la violence terroriste par la seule voie militaire et sans stratégie politique visant le retour de la paix et le développement de toute la région serait une erreur grave et permettrait à Daesh d’atteindre ses buts de guerre.

Nous l’avons dit à maintes reprises, nous payons aujourd’hui, les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient depuis de nombreuses années. Il est temps d’y mettre fin.

C’est pourquoi nous appelons depuis plusieurs mois à la mise en place d’une forte coalition sous l’égide de l’ONU. Notre diplomatie doit contribuer à rassembler la communauté internationale par l’ouverture de négociations incluant les puissances régionales et internationales.

En définitive, au regard de la gravité des attentats, de l’intensité de la menace et de la nécessité de mettre hors d’état de nuire les réseaux terroristes présents sur notre territoire afin de protéger nos concitoyens, nous voterons la prolongation de l’état d’urgence.

La limitation temporelle et le contrôle juridique effectif des mesures exceptionnelles mises en place fondent aujourd’hui cette décision difficile.

 

 

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:47

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l'égalité, la fraternité, et la paix

Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri.

Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.

Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.
Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.

J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.

Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.
Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple.

Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.

Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français

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