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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 16:15

► Le mouvement de contestation a connu un grand succès le 31 mars. La pluie battante n'a pas arrêté les 1 200 000 jeunes, salariés, privés d'emploi et retraités qui ont défilé dans 260 lieux en France. Plus de 10 000 personnes ont manifesté dans le Loiret contre 7200 le 9 mars.

► Ces défilés ne sont que la partie immergée de la colère sociale : plus de 70 % des Françaises et Français veulent le retrait de cette loi de casse du Code du travail. Les sénateurs communistes, sous les invectives de Manuel Valls et les huées de parlementaires de droite, d’extrême-droite et socialistes ont brandi dans l'hémicycle des pancartes : Loi Travail non merci !

► Le gouvernement avait cru qu'en négociant le ralliement de la CFDT et en multipliant les intimidations policières, il découragerait le mouvement. C'est raté ! La pression populaire s'amplifie et s'exprimera de nouveau dans la rue le 9 avril.

SAMEDI 9 AVRIL A 14H30 PARVIS DE LA CATHEDRALE D'ORLEANS

Toutes et tous mobilisé-e-s pour le retrait de la loi travail !

Soyons encore plus nombreux que les 9 et 31 mars !

LOI TRAVAIL EL- KHOMRI, régressions sociales à tous les étages / #OnVautMieuxQueCa

Sans l’avouer ouvertement, le projet de loi met fin de fait aux trente-cinq heures. Des régressions, en voici quelques autres.

1. On travaillerait plus pour gagner moins, jusqu’à douze heures par jour par simple « accord ».

2. Les licenciements seraient facilités. Les risques encourus par les patrons pour licenciement abusif seraient réduits.

3. Les femmes seraient particulièrement pénalisées, notamment à travers la déréglementation des temps partiels.

4. Les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche.

5. La médecine du travail, les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.

6. Contrairement à un principe fondateur de notre droit social destiné à protéger les salariés, des accords d'entreprises pourraient contenir des dispositions plus défavorables aux travailleurs que ce que prévoit la loi.

Assez des politiques libérales ! Les propositions existent pour une autre politique.

1. Augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

2. Créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

3. Écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

4. Prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer non pas des actionnaires sans contrepartie mais des programmes de création d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

5. Donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises et aux citoyens et élus dans les choix de la cité.

6. Réformer le financement de la protection sociale pour inciter les entreprises à créer des emplois, financer le développement de la formation professionnelle, mutualiser les dépenses et mieux répartir les prélèvements entre les grands groupes et les PME.

Amplifions les mobilisations jusqu'au retrait !

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 12:47

Article paru sur : http://continuons-avec-vous-pour-saran.elunet.fr/index.php/

Etes-vous favorable à de nouveaux transferts de compétences communales vers l'agglomération orléanaise, qui entraîneraient le passage en communauté urbaine ? Voici la question à laquelle les électeurs et électrices pourront répondre le dimanche 29 mai prochain. La délibération a été adoptée ce 25 mars par 26 voix, 1 contre (parti dit socialiste) et 6 abstentions (groupe divers droite).

Voici la tribune de notre groupe qui sera publiée dans le bulletin municipal d'avril 2016 dont le dossier principal est consacré à la consultation du dimanche 29 mai prochain.

Que pensez-vous de la consultation des citoyens à propos du transfert des compétences de la commune à l’AgglO ?

C'est le respect d'un engagement que nous avons pris auprès de vous en mars 2014 lors des municipales. Le projet de passage en Communauté urbaine étant annoncé pour 2017, nous avons souhaité organiser un véritable débat citoyen et une consultation, démarche partagée lors de la commission municipale du 15 mars dernier par les trois groupes représentés au sein du conseil municipal de Saran.

L'évolution de l'AgglO vers une Communauté urbaine entraînerait un profond changement de votre cadre de vie. En effet, des compétences aujourd'hui exercées par la ville devront obligatoirement être transférées à l'intercommunalité : la voirie et l'espace public, l'activité économique, le Plan local d'urbanisme, l'eau potable… Pourrait aussi s'y ajouter la gestion de certaines installations sportives et culturelles. Il est incontournable d'interroger les premiers concernés, les citoyens et citoyennes de notre ville.

Pourquoi nous sommes inquiets :

Éloigner davantage les lieux de gestion et de décision des citoyens et des réalités de terrain ne permet pas de répondre efficacement aux besoins. Ainsi, il aura fallu plus de trois ans de mobilisation des usagers du bus et des élus pour que la desserte de Saran s'améliore, même s'il reste encore des ajustements à faire. Sans cette mobilisation rien n'aurait été possible et nous serions restés avec les incohérences d'un réseau réalisé dans des bureaux loin d'Orléans. En 2002, la communauté d'agglomération a pris la compétence assainissement et un réseau à Saran en parfait état. Depuis, l'entretien n'est plus assuré correctement. Aujourd'hui, la taxe d'assainissement prélevée par l'AgglO est une des plus élevées de France et la ville est dans l'obligation de refuser des permis de construire dans certains quartiers car le réseau déborde en cas d'orages. Pour les déchets, c'est moins de collectes pour une taxe qui elle, n'a pas diminuée.

Avant de vouloir prendre d'autres compétences aux communes, l'AgglO devrait d'abord remplir correctement ses missions actuelles.

Nous nous inquiétons aussi pour le service public et les régies municipales. À Saran, l'eau est gérée par la ville : un réseau régulièrement entretenu, un nouveau château d'eau en fonction dans quelques semaines et de nouveaux captages pour distribuer une eau de meilleure qualité. Autant d'investissements qui ont un coût et sont rendus nécessaires pour lutter contre la pollution. Demain, cette expertise publique et notre indépendance pourraient être bradées au profit des multinationales de l'eau, déjà très présentes à Orléans et Olivet.

Au final, que va apporter la Communauté urbaine aux habitants ? Et en quoi celle-ci ferait-elle mieux que la commune ? Rien ne nous est démontré et le refus de consulter les citoyens de toute l'agglomération sur cette question renforce nos doutes.

Le passage en Communauté urbaine n'est pas obligatoire.

Nous pourrions parfaitement rester en Communauté d'agglomération. Aujourd'hui, les dirigeants de l'AgglO agitent la peur : si nous ne passons pas en Communauté urbaine, la « capitale » régionale sera rayée de la carte...

Or, l'attractivité d'un territoire, ce n'est pas son statut, c'est d'abord son projet. Construire un tel projet partagé par tous devrait être la priorité de l'AgglO en associant véritablement les élus et les citoyens des 22 communes.

Saran n'est pas contre l'AgglO, mais nous voulons une intercommunalité librement consentie et pour le seul bénéfice de la population.

Nous refusons que l'on nous impose d'entrer dans un cadre qui éloigne l'action publique de la population, qui comporte un recul de la démocratie et un danger pour l'avenir des communes. Et si les Saranais votent contre ?

A croire certains, il n'y aurait plus de bus demain , les poubelles déborderont encore plus et les égouts seront tous bouchés ! Fonde t-on un projet commun sur des menaces ? Si le 29 mai prochain, les Saranais se prononcent courageusement contre un nouveau transfert de compétences, les bus continueront à desservir la ville, les poubelles seront toujours ramassées, l'assainissement fonctionnera après le 30 mai et dans les années qui suivront...

Par contre, ce qui changera, c'est que la voix de Saran et de tous ses habitants sera davantage respectée. Un signal fort sera envoyé à toute l'agglomération : pas d'intérêt général possible sans démocratie de proximité !

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 16:10

Les dernières mobilisations ont permis de faire reculer le gouvernement sur quelques points du texte de la loi travail. Néanmoins, la logique reste la même : précariser toute une société, faciliter les licenciements, s'attaquer à la durée de travail, rendre les salariés flexibles à merci pour le patronat. Le gouvernement maintient son attaque contre les jeunes, les salariés, les privés d'emploi. Le Parti Communiste Français, ses élus et ses militants appellent à continuer la mobilisation jusqu'au retrait de ce projet de loi.

Myriam El Khomri présentera son texte en conseil des ministres le 24 mars. Les communistes seront présents dans les rues d'Orléans aux côtés des organisations syndicales et de jeunesse pour rappeler à Madame El Khomri notre refus de cette attaque sans précédent contre le droit du travail, contre les salariés et toute une société. Ce gouvernement n'a aucune légitimité pour nous imposer une telle loi, qui ne répond qu'aux appétits de la droite et du Medef et ne règlera pas le problème du chômage.

Le PCF avance quant à lui 10 propositions efficaces pour faire baisser durablement le chômage :

1. Arrêt des cadeaux aux entreprises sans contreparties = 200 milliards économisés par an. Remboursement des aides publiques pour les entreprises qui licencient

2. Lutte contre la fraude fiscale des entreprises = 60 à 80 milliards de récupérés chaque année

3. Lutte contre la fraude aux cotisations sociales des entreprises = 20 à 25 milliards pour la sécurité sociale

4. Interdire les licenciements pour les entreprises qui réalisent des bénéfices et versent des dividendes

5. Réorienter le crédit bancaire vers les projets créateurs d'emplois de qualité. Appliquer des taux différenciés d’impôts en fonction de la taille de l’entreprise (aujourd’hui les entreprises du CAC sont en moyenne imposées à 8% contre 30% pour les autres).

6. Redonner du pouvoir d’achat en passant par une augmentation générale des salaires, des retraites, des minimas sociaux avec un Smic à 1700 EUR

7. Baisser le temps de travail à 32 heures hebdomadaires pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

8. Taxer les revenus financiers au même niveau que les salaires

9. De nouveaux droits et pouvoirs d’intervention pour les salariés et leurs représentants sur les stratégies des entreprises.

10. Créer un nouveau service public : une sécurité emploi-formation garantissant à tout salarié, tout au long de sa vie, de pouvoir alterner entre périodes d’emploi et de formation en lui garantissant un revenu et des droits

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 11:08

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu'il appelle le « nouveau départ » de la loi travail. Ce nouveau départ aboutit au même terminus. Une seule solution, le retrait.

La logique du texte, qui organise la précarité, facilite les licenciements dits économiques, s'attaque à la durée du temps de travail, reste la même : elle fragilise les salariés, et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation.

C'est ce que montre l'expérience des autres pays européens qui , comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités , sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.

Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de la loi, ou faire quelques effets d'annonce .C'est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s'opposer à ce texte et en exiger un autre. C'est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte .

En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement , reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.

Il y a chez ce gouvernement , au-delà des effets d'annonce , un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre , notamment les 17 mars, à l'appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l'appel des syndicats , pour exiger le retrait du texte , et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s'attaquant réellement au cancer du chômage .

Le Parti communiste français, ses militant-e-s et ses élu-e-s sont entièrement mobilisé-e-s pour pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu'à ce que cet objectif soit atteint.

17 MARS / 31 MARS

MANIFESTONS A ORLEANS

10H30 PARVIS DE LA CATHEDRALE

TOUTES ET TOUS MOBILISE-E-S POUR GAGNER LE RETRAIT !

 

 

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 12:44

Suite à l'annonce de la soudaine disparition de Culture O Centre, Maryvonne hautin, maire de Saran, s'est adressée par écrit à François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, pour s'inquiéter des conséquences de cette décision en matière d'action culturelle locale.

Monsieur le Président,

C'est avec une certaine surprise que j'ai appris votre décision de mettre fin à l'agence Culture O Centre. Rien ne laissait présager un tel choix d'autant que le milieu de la culture s'était largement mobilisé afin d'assurer votre réélection à la Présidence du Conseil régional. Or, durant cette campagne, je n'ai pas souvenir que vous ayez annoncé la disparition de cette structure.

C'est un coup fatal que vous portez ainsi à l'action culturelle régionale. Culture O Centre apportait une aide précieuse à l’ensemble du territoire aussi bien en zone rurale qu'en ville. La culture qui est déjà la première victime de la baisse des dotations de l’État est une nouvelle fois mise à l'épreuve par votre décision.

A Saran, selon les années, nous sollicitions Culture O Centre entre 15 et 20 fois. C'était pour un soutien logistique ou une aide dans la mise en place de manifestations sans parler de l'aide aux compagnies régionales.

De nombreux événements culturels n'auraient pu être organisés dans la région sans ce précieux soutien. Votre décision va fragiliser nombre de manifestations et obliger les collectivités à sacrifier une part de leur budget culturel. Nous devrons en effet nous tourner vers des prestataires privés pour louer du matériel avec des coûts sans commune mesure. Ainsi, les auditions de l'école municipale de musique, le gala de l'école municipale de danse et d'autres événements seront directement impactés.

Saran devait recevoir une compagnie théâtrale en résidence en juin 2016. Que va devenir ce projet, monté en collaboration avec Culture O Centre ? Si le Conseil régional ne maintien pas sa participation, la ville n'aura d'autres choix que d'y mettre un terme malgré tout l'intérêt qu'il représente.

Je pense aussi aux salariés dont plusieurs vont se retrouver sans emplois. Depuis votre annonce ils ont fait preuve de dignité, n'ayant de cesse de défendre la politique culturelle avant de penser à leur propre avenir.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

Maryvonne Hautin

maire de Saran

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 22:53
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:54

Opposition à la casse du droit du travail :
le PCF 45 soutient les mobilisations du 9 mars dans le Loiret

La mobilisation ne cesse de grandir dans notre pays contre le projet de loi El Khomri et le dynamitage, inédit depuis 1945, du code du travail qu'il prépare.

Le Parti Communiste Français, ses militant-e-s, ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisés pour s'opposer à ce texte, pour participer à toutes les initiatives, pour contribuer à ce que cette mobilisation se renforce jusqu'au retrait de ce texte rétrograde.

La riposte doit être à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse, à l'emploi.

Ce texte organise, au nom de la « modernité », le retour au 19ème siècle, il cherche à tuer l'idée même de progrès humain et d'extension des droits, il dilapide les conquêtes sociales et progressistes conquises de haute lutte. Il veut en finir avec l'existence en France d'une gauche de transformation sociale, qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF.

Le Parti Communiste Français refuse cette perspective et appelle à une mobilisation d’ampleur des salariés, des jeunes, des retraités comme des privés d’emploi pour faire échec à cette nouvelle tentative de dynamitage du droit du travail qui suit les mêmes logiques que l’ANI en 2013 et la loi Macron en 2015.

Le PCF appelle l’ensemble de la population à signer massivement la pétition en ligne pour dépasser le million de signatures et à participer aux différentes manifestations du 9 mars dont celle d'Orléans à 10h30 Parvis de la Cathédrale.

Le décryptage de la loi par le journal l'Humanité : http://www.humanite.fr/sites/default/files/cassecodetravaidocumenhumanite.pdf

Pour signer la pétition en ligne : http://loitravail.lol/

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 19:40

Communauté urbaine en 2017, Métropole en 2018 ! Voici l'entêtant leitmotiv des dirigeants actuels de l'AgglO, scandé en boucle ce samedi 27 février lors du séminaire d'AgglO à Orléans. Mais, une agglomération, ce n'est pas que des élus, c'est aussi des citoyens : tel est le sens des interventions de plusieurs élu-e-s d'Orléans, Fleury les Aubrais et Saran au cours de ce même séminaire, dont celle de Mathieu Gallois reproduite ci-dessous...

Comme vous le savez, la majorité municipale de Saran a décidé d'organiser une consultation citoyenne le 29 mai prochain à propos de l'éventuelle transformation en 2017 de notre communauté d'agglomération en communauté urbaine.

Le possible transfert des actuelles compétences des communes en matière d'eau potable, de voirie, de PLU comme sur certaines installations sportives et culturelles bouleverserait le cadre de vie de nos concitoyens. Nous pensons donc qu'il est légitime que les électeurs et électrices de chaque commune puissent se prononcer quant à cette transformation majeure de l'AgglO.

Vous noterez que j'évoque un nécessaire débat et une consultation citoyenne sur une évolution du cadre de notre intercommunalité et non à propos d'une très hypothétique sortie de Saran de l'AgglO.

Le fait que quelques maires aient évoqué dans la presse le départ de Saran vers une autre structure intercommunale est révélateur du malaise et des divergences révélées au sein de notre assemblée par la volonté d'une minorité d'aller « à marche forcée » vers une métropole ou une commune nouvelle.

Pour ce qui nous concerne ou nous concernait puisque l’on ne parle que de Métropole depuis le début de ce séminaire, c'est d'abord le passage au 1er janvier 2017 – d'ailleurs nullement obligatoire- en communauté urbaine ou non. La loi n’oblige absolument pas cette transformation. C’est donc un choix politique pour rentrer dans une concurrence entre territoires là où il y aurait plutôt besoin de coopération car la concurrence est inefficace pour répondre aux besoins des citoyens.

Vous avez parlé d’un « projet partagé », que « les citoyens devaient être au cœur » mais quand on écoute les gens est-ce qu’ils réclament cette concurrence, une nouvelle structure plus importante ?

Non, ils nous parlent de logement, d’accès aux soins, d’emploi, des problèmes avec les collectes d’ordures ménagères, les problèmes liés à l’assainissement, leur volonté d’avoir un réseau de transport qui réponde à leurs besoins de déplacement, et bien entendu les coûts. Ils nous font part d’un besoin de proximité, ce qui est en train d’être cassé en éloignant toujours plus les citoyens des lieux de décisions.

Petite parenthèse mais qui a toute son importance, personne ici n’a été élu en 2014 par les citoyens pour aller vers cette transformation territoriale importante.

Donc avant de prendre de nouvelles compétences, faisons en sorte que celles de la communauté d’agglomération soient déjà correctement remplies. Et mettons vraiment les citoyens au cœur des discussions et des décisions en les consultant.

Et si, comme nous l'entendons régulièrement, cette concentration des compétences et des marchés entre les mains d'une super-structure intercommunale est l'avenir, pourquoi ne pas en convaincre les citoyens comme les citoyennes et leur permettre de s'exprimer par un vote sur cette question dans chacune des 22 communes de notre agglomération ?

Orléans, le 27 février 2016, séminaire d'AgglO.

Mathieu Gallois

Adjoint au maire de Saran à la Vie des Quartiers, la Citoyenneté et la Démocratie

 
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 17:07

Après l'ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c'est tout le système de protection des travailleurs contre l'arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.

La menace de Myriam El Khomri d'une utilisation du 49-3 est plus qu'une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.

L'urgence : se mobiliser pour empêcher le gouvernement de réaliser son projet d’éradication du droit du travail.

Finies les 35 Heures. Le temps de travail est complètement dérégulé .
Si le principe d'une durée légale de 35 heures par semaine reste posé dans le code du travail, l'avant projet de loi va permettre d'y déroger à tout va. Les forfaits jours, qui permettent de lisser le travail des cadres sur 235 jours par an, sans comptabiliser le nombre d'heures effectuées, pourront être étendus aux entreprises de moins de 50 salarié-e-s, sans nécessiter pour cela une négociation avec les intéressés et leurs représentants et la signature d'un accord collectif.
 
Jusqu'à aujourd'hui les luttes avaient imposé dans le code du travail une durée maximale de 48 heures par semaine. La réforme El Khomri propose la possibilité pour une entreprise de l'étendre à 60 heures par semaine. Il lui suffira pour cela d'obtenir, sous la menace de licenciements, un accord d’entreprise sur ce sujet, ou à défaut un accord de branche. Tant pis pour les millions de chômeurs qui attendent un emploi. Et tant pis pour les femmes, les employées qui seront obligées de rechercher un travail à temps partiel, compte tenu de l'inégalité hommes/femmes dans le partage des taches domestiques et l'éducation des enfants.
 
Le temps de travail en matière d’apprentissage est également modifié. Les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour au lieu de 8 heures, et 40 heures par semaine contre 35 actuellement. Le médecin du travail et l'inspecteur du travail ne seront pas consultés mais simplement informés.
Haro sur les syndicats . Leur représentativité est mise en cause.
 
Le projet revoit complètement le droit de la négociation collective. Le principe d’un accord majoritaire est réaffirmé. Mais le droit pour les organisations syndicales représentant plus de 50 % des salariés de s'opposer à un accord signé par des organisations syndicales minoritaires est supprimé. Il sera désormais possible pour des organisations n'ayant recueilli que 30% des suffrages aux élections professionnelles d’organiser, avec la bénédiction de l'employeur, et chantage à l'emploi, des referendums par internet auprès des salarié-e-s.
Les juges des prud'hommes voient leur autorité contestée
 
Le montant des indemnités dues par l’employeur en cas de licenciement abusif ne serait plus de leur ressort. Désormais, quelque soit la taille de l'entreprise, si le salarié a moins de deux ans de présence dans l'entreprise, le salarié aura droit à trois mois de salaire. En revanche pour des employés présents dans l'entreprise depuis plus de vingt ans, le maximum des indemnités qui leur seront versées serait de quinze mois. Les grosses entreprises pourront ainsi provisionner dès maintenant les sommes nécessaires pour licencier des salariés dans les mois ou les années à venir, même non justifiés.
 
Tout le pouvoir est laissé aux patrons. Le gouvernement reprend les propositions de la droite, lors du vote de la loi Macron,. visant à mettre en place des accords de compétitivité « offensifs ». La loi élargirait le modèle des accords de 'maintien dans l'emploi' qui autorisent les entreprises à accroître le temps de travail et réduire les salaires en cas de problèmes économiques. Et les salarié-e-s qui refuseraient la remise en cause de leur contrat pourront être licencié-e-s pour cause réelle et sérieuse.
Et le modèle ultralibéral de l'économie numérique entre dans le Code du travail.
 
Les petits boulots hyper-précarisés et mal rémunérés de l'économie numérique ont vocation à le rester. La dépendance de ces tacherons du 21ème siècle à la plate-forme numérique pour leur trouver des clients, et fixer les prix de leurs services n'est pas considérée comme un lien de subordination, mais une relation de gré à gré. En conséquence ils ne peuvent faire appel à un inspecteur du travail et doivent procéder eux-mêmes au recouvrement des cotisations sociales et allocations familiales.
L'heure est à la mobilisation
 
Les députés du Front de Gauche et les sénateurs du groupe CRC mèneront le combat à l’Assemblée nationale et au Sénat, aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent qu’un gouvernement qui se prétend de gauche réalise les rêves du MEDEF et de la droite. Mais seule une mobilisation sociale massive dans notre pays peut empêcher le gouvernement Valls IV de réaliser leur projet d’éradication du droit du travail.
 
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 16:29

 

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