Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des communistes de Saran
  • Le blog des communistes de Saran
  • : Blog de la section du PCF de Saran (45)
  • Contact

Ancienne version du site

Pour accéder à l'ancienne version du site PCF Saran et pouvoir ainsi consulter toutes les archives, cliquez sur le lien suivant :

Ancien site PCF SARAN

Recherche

10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 16:41

EGAUX DEVANT L'IMPÔT ?

Le budget 2014 taxe les ménages et assiste les riches

Alors que le pouvoir d'achat stagne, les familles vont subir cette année encore un véritable matraquage fiscal. Le gouvernement maintient le gel fiscal décidé sous Sarkozy contre lequel toute la gauche s'était mobilisée. Résultat, en 2 ans, l'ensemble des salariés voient leurs impôts augmenter et ce sont deux millions de contribuables nouveaux qui vont payer l'impôt sur le revenu.

Prendre dans la poche du peuple...

Effet boule de neige, ces dernières familles perdront, maintenant, toute une série d'aides qui contribuaient à les maintenir la tête hors de l'eau. A cela s'ajoute, la suppression pour deux millions de personnes seules ayant élevé un enfant d'une demi-part, un nouveau rabotage du quotient familial, la suppression de la réduction d'impôt pour enfants scolarisés dans le secondaire et dans le supérieur, l’augmentation des cotisations sociales et l’alourdissement du poids de la fiscalité locale. Et le 1er janvier, la TVA, cet impôt particulièrement injuste, passera de 19,6 à 20% et sur le taux intermédiaire de 7 à 10%

.. pour donner aux riches...

Les entreprises auront reçu cette année 55 milliards d’aides publiques. Soit 20 milliards au titre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi, 5 milliards au titre du Crédit Impôt Recherche et 30 milliards au titre des exonérations de cotisations sociales, que l’État réinjecte dans les comptes de la sécurité sociale en puissant dans ses recettes propres. Et au budget 2014, aucun impôt supplémentaire n’est prévu pour les entreprises.

Si on y ajoute les 50 milliards versés par l’État au titre du remboursement des intérêts de la dette, soit l’équivalent du budget de l’éducation nationale, on atteint un montant de plus de 100 milliards, soit 1/3 des recettes fiscales directement versées dans la poche des actionnaires et autres prédateurs financiers.

.. c'est Robin des Bois à l'envers !

Le trop d’impôt, thème cher à la droite et au patronat, repris par le Medef et les plus fortunés qui hurlent à la spoliation fiscale, c'est de l’intox. Et en plus, c'est inefficace contre la crise. Ce qu'il faut baisser d'urgence, c'est le coût du capital, c'est à dire la ponction des profits et de la finance sur notre avenir.

Alors l’impôt c’est quoi ?

L’impôt se présente sous deux formes : des prélèvements directs et des prélèvements indirects. Chacun de ces prélèvements repose sur une base propre, qu’on appelle assiette. Il s’agit de la consommation pour les impôts indirects dénommés taxes (TVA, TICPE ex TIPP, etc.). Quant à l’assiette des impôts directs, elle est constituée par le revenu qu’il soit du travail, du capital, voire de la fortune et qu’il concerne des personnes ou des entreprises. S’agissant de la fiscalité locale, elle est à mi chemin entre ces deux formes de représentation de l’impôt.

Quelle égalité devant l’impôt ?

Chaque personne, qu’elle soit une personne physique ou une personne morale (sociétés et entreprises) est soumise à l’impôt. Son calcul s’effectue en appliquant pour les taxes un taux unique dit proportionnel qui s’applique indifféremment du revenu de chacun et un barème à taux progressifs tenant compte du revenu de chacun, pour les impôts directs. L’impôt sur les sociétés, impôt direct à taux unique fait exception à ce principe. Quant aux impôts directs locaux, (taxe foncière ou d’habitation) leur calcul repose sur une base indiciaire, montant censé représenter la valeur des biens imposés.

Une réforme fiscale, pour mieux répartir la richesse et orienter sa production

Une réforme fiscale est impérative pour combattre les inégalités, pénaliser la croissance financière des capitaux, les délocalisations. Et à contrario, encourager les comportements favorables à la croissance de l'emploi et des richesses réelles. Redistribuer et impulser un nouveau mode de production des richesses, tel est le sens d’une réforme fiscale, levier d’une relance ayant en son cœur la refonte du système bancaire et de la politique du crédit. Elle s’appuierait sur les mesures suivantes:

  • ►un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevés ;
  • ►un impôt sur les sociétés progressif et modulé selon l’affectation des bénéfices.
  • ►un nouvel impôt territorial (Taxe professionnelle) assis sur le capital des entreprises, taxant leurs placements financiers 
  • ►un Impôt Sur la Fortune au barème progressif rehaussé, intégrant les biens professionnels modulés en fonction des efforts consentis en matière d’emplois et de formation.
  • ►Un recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TICPE actuellement 60% des recettes fiscales)
  • ►Une réforme de la fiscalité directe locale passant par une véritable révision des bases d’imposition et le plafonnement de la taxe d’habitation.
Alors non, il n'y a pas trop d'impôts. Ils sont répartis injustement. Pour plaire au Medef et à Bruxelles, le gouvernement épargne les puissants, taxe les salariés et les familles, taille dans les services et les dépenses publics utiles aux pays et aux habitant-es. Bien loin d'ouvrir une issue à la crise, il enfonce le peuple dans les difficultés. On attendait autre chose d'un gouvernement de gauche !

 

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 17:14

COMMUNIQUE DE PRESSE

Photo : Suppressions d’emplois à Alcatel-Lucent, vente du site d’Ormes : des décisions injustifiées ! Communiqué de presse du Mardi 8 Octobre 2013 Alcatel-Lucent, dans son plan présenté ce mardi aux représentants du personnel, entend réduire ses coûts fixes de plus de 15% d'ici à 2015. Pour y arriver, Alcatel-Lucent a donc annoncé la suppression de 10000 postes nets dans le monde, dont 900 en France soit 10% de ses effectifs et 900 autres seront touchés, soit par le biais de mutations en raison de fermetures de sites, soit par l’externalisation de certains postes comme dans les services informatiques. Deux sites devraient fermer rapidement et l’équipementier télécoms a l’intention de vendre plusieurs de ses usines à l’horizon 2015 dont celle basée à Ormes. Ces suppressions de postes viennent s'ajouter aux 5000 déjà prévues dans le monde dans un précédent «plan d'amélioration de la performance pour l'année 2013». Ce nouveau plan est justifié par la direction comme la seule solution afin de redresser la situation financière du groupe. Pourtant, 5 plans sociaux ont déjà eu lieu depuis 2006 (20 000 suppressions d’emplois dans le monde en 2006, 12 500 en 2007, 4000 en 2008, 1000 en 2009 ainsi que des suppressions d’emplois supplémentaires en 2009-2010) et pourtant, aucun plan de licenciement n’a abouti au redressement financier du groupe. Ces nouvelles suppressions d’emplois ont pour unique but que de rassurer les marchés financiers, pour preuve, dès l’annonce d’un nouveau plan de licenciements, l’action du groupe était en hausse à la Bourse de Paris. Une fois de plus les salariés sont considérés uniquement comme une simple variable d’ajustement Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi le groupe rencontre des difficultés financières alors que le marché des télécoms est économiquement sain comme le montrent les 5 milliards d’euros de dividendes versées par les trois grands opérateurs français à leurs actionnaires ? Les marchés financiers, l’appétit des actionnaires… il est peut-être là le problème. Ce nouveau plan de destruction de l’emploi, rappelle l’urgence d’une loi interdisant à une entreprise qui distribue des dividendes, des stock-options ou rachète des actions de licencier. Il rappelle également l’importance d’accorder de nouveaux droits aux salariés et à leurs représentants leur permettant d’agir sur la gestion de leur entreprise (droit de véto des comités d’entreprise pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner des solutions alternatives, représentation des élus du personnel dans les conseils d’administration avec voix délibérative sur les choix stratégiques de l’entreprise). Les parlementaires communistes et du Front de gauche ont avancé des propositions en ce sens. Les licenciements peuvent être empêchés, le gouvernement et l’ensemble des ministres concernés doivent agir rapidement ! Mathieu Gallois Secrétaire départemental du PCF 45Alcatel-Lucent, dans son plan présenté ce mardi aux représentants du personnel, entend réduire ses coûts fixes de plus de 15% d'ici à 2015.

Pour y arriver, Alcatel-Lucent a donc annoncé la suppression de 10000 postes nets dans le monde, dont 900 en France soit 10% de ses effectifs et 900 autres seront touchés, soit par le biais de mutations en raison de fermetures de sites, soit par l’externalisation de certains postes comme dans les services informatiques.

Deux sites devraient fermer rapidement et l’équipementier télécoms a l’intention de vendre plusieurs de ses usines à l’horizon 2015 dont celle basée à Ormes.

Ces suppressions de postes viennent s'ajouter aux 5000 déjà prévues dans le monde dans un précédent «plan d'amélioration de la performance pour l'année 2013».

Ce nouveau plan est justifié par la direction comme la seule solution afin de redresser la situation financière du groupe. Pourtant, 5 plans sociaux ont déjà eu lieu depuis 2006 (20 000 suppressions d’emplois dans le monde en 2006, 12 500 en 2007, 4000 en 2008, 1000 en 2009 ainsi que des suppressions d’emplois supplémentaires en 2009-2010) et pourtant, aucun plan de licenciement n’a abouti au redressement financier du groupe.

Ces nouvelles suppressions d’emplois ont pour unique but que de rassurer les marchés financiers, pour preuve, dès l’annonce d’un nouveau plan de licenciements, l’action du groupe était en hausse à la Bourse de Paris. Une fois de plus les salariés sont considérés uniquement comme une simple variable d’ajustement

Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi le groupe rencontre des difficultés financières alors que le marché des télécoms est économiquement sain comme le montrent les 5 milliards d’euros de dividendes versées par les trois grands opérateurs français à leurs actionnaires ?

Les marchés financiers, l’appétit des actionnaires… il est peut-être là le problème.

Ce nouveau plan de destruction de l’emploi, rappelle l’urgence d’une loi interdisant à une entreprise qui distribue des dividendes, des stock-options ou rachète des actions de licencier. Il rappelle également l’importance d’accorder de nouveaux droits aux salariés et à leurs représentants leur permettant d’agir sur la gestion de leur entreprise (droit de véto des comités d’entreprise pour s’opposer aux plans de licenciements et faire examiner des solutions alternatives, représentation des élus du personnel dans les conseils d’administration avec voix délibérative sur les choix stratégiques de l’entreprise). Les parlementaires communistes et du Front de gauche ont avancé des propositions en ce sens.

Les licenciements peuvent être empêchés, le gouvernement et l’ensemble des ministres concernés doivent agir rapidement !

Mathieu Gallois

Secrétaire départemental du PCF 45

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:11

Pour pouvoir voter en 2014, les citoyens français et de l’Union européenne doivent être inscrits sur les listes électorales. La date limite d’inscription est fixée au 31 décembre 2013.

L’inscription est automatique pour les jeunes de 18 ans. En dehors de cette situation, l’inscription sur les listes fait l’objet d’une démarche volontaire (à effectuer au plus tôt).

L’inscription sur les listes électorales est possible selon 3 modalités :

  • soit en se rendant à la mairie avec les pièces exigées (formulaire d’inscription, pièce d’identité et justificatif de domicile),
  • soit par courrier en envoyant à la mairie le formulaire d’inscription, une photocopie d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile,
  • soit par internet, dans certaines communes (Saran en fait partie), en utilisant le téléservice proposé par mon.service-public.fr.

À noter : les citoyens de l’UE sont dans l’obligation d’utiliser des formulaires spécifiques :

En 2014, les élections municipales se dérouleront les dimanches 23 et 30 mars et les élections européennes au mois de mai.


Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:07

Ouvrir le chantier de la refondation du lycéeOuvrir le chantier de la refondation du lycée

Le ministère de l’Education nationale lance, du lundi 30 septembre au vendredi 18 octobre, une campagne officielle dans tous les établissements sur les droits d’intervention des lycéens, avec une formation obligatoire et en invitant ceux-ci à développer des initiatives : rencontres, débats, forums... Écouter la voix des lycéens, leur donner la possibilité de s’exprimer et d’agir sur leur quotidien, nous disons chiche !

Le souffle nouveau de l’engagement lycéen que le ministère appelle de ses vœux passe par une meilleure reconnaissance des jeunes dans leurs cursus, un cursus pleinement choisi au lieu d’être dicté par la pénurie de places. La première exigence des lycéens comme des enseignants, c’est un lycée capable d’accueillir et de faire réussir tous les élèves.

 

Chaque année, c’est 120 000 jeunes qu’on éjecte sans diplôme. En 2008, plus de 78 % des élèves issus des classes les plus favorisées ont obtenu un bac général, contre 18 % des élèves issus des classes populaires. Un enfant d’ouvrier non qualifié a cinq fois moins de chances d’obtenir un baccalauréat général qu’un enfant de cadre, mais en revanche trois fois plus d’obtenir un bac professionnel, six fois plus d’obtenir un CAP/BEP et, surtout, hélas !, neuf fois plus de n’avoir aucun diplôme.

 

Comment en finir avec ces inégalités, comment construire un lycée – et au-delà une éducation – de la réussite de tous ? C’est la question que nous voulons aborder avec les lycéens durant cette semaine. La refondation du service public de l’éducation, donnant à tous les outils de maîtrise de son parcours est au cœur de l’appropriation du pouvoir d’intervention dans son établissement en tant qu’espace de citoyenneté. Nous serons présents, décidés à ce que la voix des lycéens retentisse dans tous les établissements. Nous porterons l’aspiration d’avoir les moyens d’étudier et de s’engager dans la vie de son lycée, dans les meilleures conditions.

 

Nous défendrons la gratuité de l’éducation. Le gouvernement affiche une ambition d’égalité et pourtant il réduit les bourses et les fonds sociaux ! C’est inacceptable. Ces fonds ne peuvent pas servir de marge d’ajustement pour boucler un budget. Ils sont au contraire essentiels à une école de l’égalité. Nous défendrons l’accès à un service public de l’orientation de qualité, sur tout le territoire. Nous demanderons le recrutement de personnels enseignant et non enseignant à la hauteur des besoins.

Enfin, puisque le gouvernement veut aujourd’hui que les lycéens se fassent entendre, nous lui demanderons de revenir sur les réformes du lycée menées par la droite. Bac pro en 3 ans, réforme des filières technologiques, réforme Chatel… Toutes ces réformes ont suscité l’opposition et la mobilisation des lycéens, des enseignants et des familles parce qu’elles aggravent les inégalités de réussite scolaire. Il est temps de les abroger et de refonder le lycée pour qu’il transmette à tous les élèves une culture commune de haut niveau dans le cadre d’une orientation librement choisie, reconnaisse cette formation commune par un diplôme commun, le bac, et donne à tous les lycéens les moyens d’accéder à des études longues s’ils le souhaitent.

 

Nordine Idir, Secrétaire général du MJCF,

Marine Roussillon, Responsable du Réseau Ecole du PCF

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 18:17

impotsDerrière le concept de « pause fiscale », répété à satiété, se cache en vérité de nouveaux abaissements d’impôt pour les plus fortunés et les grandes entreprises, au moment même où des centaines de milliers de nos concitoyens, qui jusque là, étaient exonérés d’impôt sur le revenu, vont en payer et des millions d’autres vont payer plus. Plus de cotisations sociales, plus de TVA, plus d’impôt sur le revenu... Jamais nos concitoyens n’ont voté pour une hausse de la TVA, ni pour une chasse aux exonérations fiscales sur les frais de scolarité.

Celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre, vont subir une double sanction encore plus sévère. D’un côté, leurs impôts sont augmentés souvent dans des proportions considérables. De l’autre, les crédits aux services publics, sont une nouvelle fois, abaissés.

Où passe l’argent alors ? On nous dit qu’il sert à rembourser notre dette. Mais plus nous payons, plus les déficits et la dette s’aggravent ces dernières années. En vérité, la dette est une chaîne sans fin qui ne cesse d’augmenter, au fur et à mesure qu’on fait semblant de la rembourser. Ceci sert à pomper littéralement l’argent des familles populaires et pour réduire sans cesse l’accès aux biens publics. On veut nous faire croire qu’on la rembourse, mais les taux d’intérêt appliqués font que les banques et organismes financiers s’enrichissent sur la dette, qui augmente donc en permanence. Mais il y a désormais un autre phénomène extrêmement important et inquiétant.

Le gouvernement répète qu’il n’a pas d’argent pour les services publics, des hôpitaux, des transports, de l’énergie, que l’on paye toujours plus cher. Mais il a trouvé, il y a quelques mois, 20 milliards d’euros à offrir aux grandes entreprises et il s’apprête à leur donner à nouveau 35 milliards d’euros sous forme d’exonération de leur participation à la branche famille de la protection sociale.

Au total, les grandes sociétés bénéficieront, sous diverses formes, de plus de 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux et sociaux, sans aucune contrepartie pour l’emploi et le développement territorial.

A quoi sert alors tout cet argent ? Pour une large part à alimenter les banques et les actionnaires. Alors qu’on nous annonce presque tous les jours des plans de licenciement, alors que les travailleurs des villes et des campagnes, comme les retraités souffrent de plus en plus, les quarante entreprises cotées en bourse vont verser 40 milliards d’euros, soit une part importante des profits qu’elles ont réalisés, à leurs actionnaires, sous forme de dividendes.

D’un côté, elles alimentent grassement leurs actionnaires. De l’autre, le ministre de l’économie leur offre 35 milliards. Voilà à quoi sert l’argent prélevé sur les maigres retraites, les petits salaires et les revenus agricoles. Voilà la raison essentielle de la crise.

L’argent issu du travail est orienté vers un pôle de la société et ne profite pas aux producteurs. C’est l’inégalité de répartition des richesses, l’économie de rente, la spéculation financière qui aggravent sans cesse la crise, jettent de plus en plus de nos concitoyens dans d’extrêmes difficultés.

C’est cela qu’il faut fondamentalement changer ! C’est possible par une réforme progressiste de la fiscalité qui épargne celles et ceux qui ont le moins et fait contribuer plus les plus fortunés. De même, au nom de la justice et du progrès social, le gouvernement doit renoncer à la nouvelle contre- réforme des retraites et revenir à la retraite à 60 ans, en faisant contribuer les revenus financiers issus de la spéculation.

C’est la bourse qu’il faut taxer, pas les services sociaux, les retraités, salariés et paysans. Voilà qui distinguerait des choix de gauche au service de l’intérêt général.  

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 19:19

Quotidiennement, sur l’ensemble des grands médias, nous entendons la droite, le Medef et même certains ministres, réciter la fable libérale sur le soi-disant "coût du travail" (somme des salaires et des cotisations sociales employeurs) qui serait la cause de tous nos problèmes.

C'est vite oublier la réalité, le coût du capital, c'est-à-dire la somme des dividendes que les entreprises versent aux actionnaires et des charges d'intérêts qu'elles payent aux banques sur leurs crédits. Ce coût du capital représente environ le double de leurs cotisations sociales employeurs effectivement versées.

Selon l'Insee, en 2012, les sociétés non financières (autres que banques et assurances) ont dépensé 157,9 milliards d'euros en cotisations sociales et patronales, contre 298,9 milliards d'euros en intérêts et dividendes.

De plus, à quoi servent les milliards d'argent public déversés sans contrôle en crédits d'impôts et autres allègements de cotisations (environ 220 milliards d'euros) si ce n'est à nourrir cet appétit sans fond des actionnaires ?

La part de la valeur ajoutée réservée au travail n'a cessé de diminuer, passant de 72,9% en 1981 à 66,6% en 2012, alors que dans le même temps, la part du capital a été multipliée par 7 passant de 39,1 milliards d'euros à 298,6 milliards. Les seules dividendes, qui pesaient 5% de la valeur ajoutée il y a trente ans, en représentent 22,6% aujourd'hui.

Cette ampleurt révèle un problème majeur : la domination du capital financier sur toute l'économie, sur la vie de tous, du chômeur au cadre, en passant par les précaires, les ouvriers, les enseignants ou les infirmières, les étudiants ou les retraités.

Cette domination du capital financier s’exerce par ses pouvoirs, permettant ses prélèvements, et par sa logique, la recherche de rentabilité à tout prix et toujours accrue. C’est à dire l’accumulation du capital avant tout, au mépris des êtres humains et de la nature. A travers ses pouvoirs, le capital impose ses propres buts !

Nous le voyons, l'argent existe pour un autre financement de la réforme des retraites, pour d'autres orientations budgétaires pour 2014 au lieu de faire peser tous les efforts sur les salariés, les retraités, les ménages et les collectivités.


 

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 20:04

C'est la première fois qu'un gouvernement réputé de gauche s'en prend aussi violemment au système de retraites.

La logique de la réforme est claire : faire cotiser les salariés plus longtemps, augmenter leurs cotisations, baisser les pensions. Le résultat de cette politique qui baissera le pouvoir d'achat des salariés comme celui des retraités, on le connaît déjà.

Une réforme injuste et inefficace

On le connaît car toutes les réformes précédentes, celles de la droite, s'appuyaient sur le même modèle :

C'est une réforme injuste car elle est supportée essentiellement par les salariés puisque les patrons verront leurs cotisations compensées par de nouvelles exonérations.

Cette réforme est inefficace car elle va participer un peu plus du ralentissement général de l'activité économique lié aux politiques d'austérité. Moins de salaires et de pensions c'est moins d'activité : CQFD.

Oui, il y a plus d'argent qu'il n'en faut pour financer la retraite à 60 ans à taux plein !

Pourtant, d'autres solutions existent ! On peut agir dans plusieurs directions. Quatre exemples :

  • Les salaires : augmenter les salaires c'est immédiatement faire rentrer plus d'argent dans les caisses de retraite. 1 % de masse salariale, c'est 2 milliards pour la sécu. Ainsi, la suppression des inégalités salariales entre les hommes et les femmes (25 % de salaire en moins à poste égal) rapporterait 52 milliards à la sécu !

  • L'emploi : 100 000 chômeurs de moins, c'est 1,5 milliards de recette pour la sécu. Il y a urgence à sécuriser l'emploi et mener une politique de réindustrialisation de la France. 1 million d'emplois créés combleraient le déficit actuel, ce qui prouve bien que le gouvernement Ayrault ne croit pas un seul instant en sa politique de l'emploi !

  • Les revenus financiers : ils sont exonérés de toutes cotisations alors même que l'économie n'a cessé de se financiariser. Nous proposons leur mise à contribution à hauteur de 25 milliards d'euros.

  • Les exonérations patronales : gouvernements après gouvernements, les exonérations de cotisations patronales ont largement contribué à creuser le déficit, sans contrôle et sans résultat sur l'emploi. La suppression progressive de ces cotisations rapporterait 30 milliards.

On le voit, l'argent existe.

http://www.pcf.fr/sites/default/files/carte_petition_retraite_2013_charb_02.png

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 19:30

En cette journée internationale pour la paix, nous pensons au peuple syrien qui vit le drame d'une guerre, où chaque jour qui passe est un jour de deuil et de souffrance.
L'usage d'armes chimiques a fait franchir un nouveau pas dans l'horreur.
Il faut mettre un terme à cette tragédie. Mais il n'y a pas de solution militaire à la guerre syrienne.
L'opinion internationale, la voix des peuples américain, européen, français ont fait reculer les menaces de bombardements annoncées par Obama et Hollande. La logique de guerre peut être stoppée.
Le poids de l'opinion a créé les conditions de la signature de l'accord russo-états-unien pour la mise sous contrôle international et la destruction de l'arsenal chimique syrien.
C'est cette voie diplomatique qu'il faut poursuivre pour dénouer une crise où le peuple est à la fois l'otage des intérêts des grandes puissances, de leurs alliés régionaux et victime du régime criminel de Bachar Al Assad. Il subit aussi les violences des groupes djihadistes. Le PCF est solidaire des démocrates et progressistes syriens.
La tenue d'une conférence de paix pour la Syrie, pour une transition démocratique dans ce pays, est la seule solution et les autorités françaises doivent s'engager pour sa tenue et sa réussite, et abandonner leur velléité guerrière.
Car la guerre n'a jamais amené la démocratie nulle part au monde.
Les politiques de puissance, de domination, de prédation sont facteurs de tensions et une menace pour la paix.
Pour relever les défis d'aujourd'hui, le monde a besoin de coopération, d'échange et de solidarité.
Pour construire un monde de paix, la nécessité s'impose d'un engagement résolu en faveur du désarmement nucléaire et de la lutte contre la prolifération de toutes les armes de destruction massive, en s'attaquant aux causes des tensions. Le règlement politique des conflits et la concertation doivent devenir la règle dans le cadre du droit international.
C'est l'objectif du Parti communiste français de travailler, avec tous les progressistes, à ce nouveau monde de paix, de justice et de solidarité.


Journée mondiale de la paix

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 21:25
Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 16:26

http://npa45dotorg.files.wordpress.com/2013/09/capture-d_ecc81cran-2013-09-07-acc80-20-29-30.png

Guerrière, de David Wnendt, Allemagne, 2012, 1h40

Marisa, vingt ans, fait partie d’un gang de néo-nazis. Tatouée de crois gammées, le crâne rasé, elle déteste les étrangers, les juifs, les noirs et les flics. Ils sont pour elle la raison du déclin de l’Allemagne, et de son existence médiocre dans une petite ville mo- ribonde. Haine, violence et fêtes noyées dans la bière rythment son quotidien, jusqu’à l’arrivée en ville de deux jeunes réfugiés afghans, et l’irruption dans son gang d’une adolescente de quatorze ans à peine, Svenja. Ces trois nouveaux venus mettent à mal le fanatisme de Marisa…

Après le film, le CAAL vous propose de débattre avec Dominique Vidal, journaliste au Monde diplomatique et auteur de « Le ventre est encore fécond… », les nouvelles extrêmes droites européennes, Libertalia, 2012

Comment expliquer la percée de l’extrême droite, en France comme dans toute l’Europe, particulièrement sensible dans l’électorat populaire ? Que recouvre le « nouveau discours » de ces formations nouvelles ou en mutation ? Pourquoi sont-elles passées de l’antisémitisme à l’islamophobie ? [...] Peut-on comparer la menace qu’elles représentent à celle du fascisme dans les années 1920 et 1930 ?

(en partenariat avec la librairie Les Temps Modernes)

Parce qu’il faut connaître ses ennemis pour mieux les combattre : participez à la soirée antifasciste organisée au Cinéma Les Carmes d’Orléans le jeudi 19 septembre à 20h !


carmes

Repost 0
Published by pcfsaran
commenter cet article

Articles Récents

  • France insoumise rejette la proposition de rassemblement du PCF
    COMMUNIQUE DE PRESSE Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise (Pierre Laurent) Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par...
  • Face à l'extrême-droite : mobilisés dans l'unité !
    Depuis plusieurs mois, l'extrême-droite multiplie les actes de violence, de haine, d'intimidation notamment dans notre département (dégradations de locaux, menaces sur les réseaux sociaux, agression de militants orléanais l’été dernier dans les rues d’Orléans,...
  • Mathieu Gallois, votre député pour vous faire respecter !
    2017, L'Humain d'Abord ! Mesdames, Messieurs, En 2017, nous avons tous ensemble le pouvoir de changer les choses. Le 23 avril nous dirons STOP à l’austérité en votant pour une politique au service du peuple. L’élection des députés le 11 juin, quel que...
  • Rapport de la Fondation Abbé-Pierre sur le logement : on attend quoi ?
    La Fondation Abbé-Pierre dévoile mardi les conclusions de son rapport sur le logement en France, portant un regard sévère les promesses non tenues du gouvernement. Premier poste de dépense des familles, première préoccupation des Français après l'emploi,...
  • Réaction suite à la défaite de Manuel Valls
    La défaite de Manuel Valls lors des primaires du PS exprime le rejet d'une politique gouvernementale coupée des attentes populaires et qui a trahi beaucoup d'électeurs de gauche. C'est aussi l'expression de l'exigence d'une gauche qui ne renonce pas à...